Elle est la plus grande planète de notre Système solaire, assez facilement repérable à l’œil nu dans le ciel nocturne. Jupiter est une géante gazeuse, principalement composée d’hydrogène et d’hélium, dont la masse représente à elle seule plus de deux fois celle de l’ensemble des autres planètes de notre système réunies.
Malgré son diamètre colossal (environ 139 822 km, soit près de 11 fois celui de la Terre), elle ne possède pas de sol à proprement parler, aucune croûte ni même de véritable délimitation entre son atmosphère et son intérieur. Mais que se passerait-il si l’on tentait d’y descendre et de s’y poser, comme on le ferait avec une sonde sur la Lune ou sur Mars ?
Un plongeon mortel dans un monde sans surface
Comme expliqué précédemment, Jupiter n’a pas de surface solide ; ce que l’on voit depuis l’espace est la couche supérieure de son atmosphère. En y pénétrant, on ne pourrait pas atterrir : on s’y enfoncerait. Pas dans un sol, mais dans un milieu de plus en plus dense, où les gaz deviennent liquides sous l’effet de la pression.
Dès les premiers kilomètres de descente, les conditions changent déjà très rapidement. À environ 1 bar (soit la pression atmosphérique terrestre au niveau de la mer), la température est d’environ -145 °C. Cette pression double tous les 50 à 100 km. Très vite, la chaleur grimpe : à 10 bars, il fait déjà 20 °C ; à 100 bars, plus de 300 °C, etc. Les gradients de pression et de températures sont exponentiels.
D’épaisses couches de nuages composés d’ammoniac, de sulfure d’hydrogène et de vapeur d’eau, des composés toxiques et corrosifs, y sont omniprésents et tueraient quiconque les respirerait.
Plus on s’enfonce, plus la pression et la température atteignent donc des seuils extrêmes. À 1 000 bars, la température dépasse les 1 000 °C. Aucun alliage ou composant électronique ne pourrait fonctionner dans un tel environnement. Une sonde, même conçue pour résister aux conditions extrêmes, serait détruite bien avant d’atteindre les couches profondes de la planète.
Plus on s’enfonce dans l’intérieur de Jupiter, plus les conditions physiques deviennent difficiles. À plusieurs milliers de kilomètres de profondeur, la pression atteint l’équivalent d’un million d’atmosphères terrestres. À ce stade, l’hydrogène subit un changement d’état et n’est plus un gaz ; il se change en hydrogène liquide.
Si l’on continuait à descendre, les pressions atteindraient plusieurs millions d’atmosphères terrestres. Dans ces conditions, l’hydrogène liquide se transforme en hydrogène métallique : un état de la matière dans laquelle les atomes sont si serrés que les électrons deviennent libres, comme dans un métal. Ce comportement conducteur permet d’expliquer la puissance hors du commun du champ magnétique de Jupiter, l’un des plus intenses du Système solaire.
Comme le simule la vidéo ci-dessous de la chaîne YouTube Stargaze, la gravité sur Jupiter est environ 2,5 fois plus forte que sur Terre, un facteur qui influencerait fortement une chute théorique dans son atmosphère.
Il est donc strictement impossible de « se poser » sur Jupiter, on ne ferait que s’enfoncer, indéfiniment, dans un fluide toujours plus dense. La question soulevée par cet article suppose une réalité qui n’existe même pas : un sol, ou au moins une interface de contact. Une impossibilité conceptuelle, un non-sens physique qui découle de nos projections terrestres sur un objet céleste aux propriétés radicalement différentes. Si jamais un engin, ou même un humain, approchait la planète, il serait d’abord broyé par la pression, puis dissous par la température, avant d’être réduit à l’état de plasma dans un océan d’hydrogène métallique. Toujours envie d’y poser un pied ?
- Il est impossible de se poser sur Jupiter, puisqu’il n’y a aucun sol, seulement des couches de gaz de plus en plus denses.
- Toute tentative de descente s’accompagnerait d’une montée extrême de pression et de température, rapidement létale.
- Même avec une technologie avancée, aucun engin ne pourrait atteindre le cœur de la planète intact.
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