PeerTube, l’alternative libre de YouTube réussit son financement

À l’origine du projet, l’association Framasoft s’apprête finalement à lancer une v1 de PeerTube, une plateforme de vidéos libre.

Depuis des années, YouTube est considéré comme l’une des plateformes de vidéos les plus importantes au monde. Lancé la même année, le français Dailymotion aura bien tenté de concurrencer le géant de la vidéo, sans résultat. De fait, il est très difficile de trouver une alternative à la plateforme rachetée par Google en 2006. Malgré tout, certains utilisateurs ne souhaitent pas utiliser des plateformes et des outils développés par les entreprises américaines privées que sont Google, Facebook ou encore Amazon. Par conséquent, l’association Framasoft s’est penchée sur la question afin de développer une plateforme qui se veut libre et décentralisée. Par comparaison, PeerTube est à YouTube ce que Mastodon est à Twitter.

La v1 de PeerTube prévue pour octobre

En termes de fonctionnement, YouTube héberge ses contenus sur des serveurs centraux qui sont la propriété d’une entreprise privée. Par définition, c’est elle qui fixe les règles de sa plateforme, tant en termes de modération que de monétisation (dans le cas de YouTube). À l’inverse, PeerTube fonctionne en hébergeant ses contenus sur plusieurs instances afin de décentraliser les contenus. De fait, la plateforme de Framasoft exploite un code open source, c’est-à-dire visible et modifiable par tous. Cela signifie que la plateforme n’est pas la propriété d’une entreprise, mais de tous ses utilisateurs.

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Pour financer la plateforme libre, Framasoft s’est penché vers KissKissBankBank, se fixant ainsi un objectif de 20 000 euros. Sur une durée de 42 jours, un total de 53 100 euros aura été récolté par Framasoft. Si une version bêta de PeerTube est déjà en ligne depuis le mois de mars 2018, la v1 devrait faire son arrivée au mois d’octobre. Celle-ci comprendra plusieurs éléments tels qu’une interface permettant à l’utilisateur de changer de langues, une fonctionnalité d’ajout des sous-titres, une recherche améliorée, et l’import de vidéos depuis une URL ou un fichier torrent. D’autres améliorations concernant les abonnements et les flux RSS sont également au programme.

Bien que l’initiative de Framasoft soit excellente, il est certain que la plateforme de vidéo se frottera à des problématiques déjà rencontrées par son homologue non libre YouTube. Là où certaines instances autoriseront par exemple la pornographie, d’autres la refuseront. Outre ce type de contenu, il est possible que des vidéos illégales fassent leur apparition sur certaines instances. De fait, la communauté de PeerTube devra se poser la question de la régulation et de la modération afin de fixer des consensus généraux.

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