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Pegasus : l’ONU appelle à un moratoire sur les logiciels espions

Le scandale Pegasus a conduit un groupe d’experts de l’ONU à appeler à un moratoire sur la vente de logiciels d’espionnage.

Un groupe d’experts de l’ONU appelle jeudi dans un communiqué de presse à un moratoire sur la vente le le transfert de technologies de surveillance dans le monde – jusqu’à ce qu’un encadrement robuste du secteur soit effectivement mis en place.

Les experts expliquent être très inquiets d’apprendre que ces outils de surveillance sont utilisés pour viser des journalistes, militants, et opposants politiques. “Il est à la fois très dangereux et irresponsable de laisser le secteur des technologies de surveillance et leur commercialisation opérer dans une zone où les droits humains ne s’appliquent pas”, s’alarment les experts.

Lire aussi – Pegasus : après le scandale, va-t-on enfin réguler les technologies de cybersurveillance ?

L’ONU veut un cadre réglementaire strict pour limiter les effets de ces technologies sur les droits de l’Homme

“Nous sommes profondément inquiets que des outils hautement sophistiqués et intrusifs soient déployés pour surveiller, intimider, et réduire au silence des défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes et des opposants politiques”, ajoute le communiqué signé par trois rapporteurs spéciaux de l’ONU et cinq membres de l’organisation.

Les experts ajoutent : “nous appelons la communauté internationale à développer de toute urgence un cadre de régulation robuste pour prévenir et atténuer les effets de ces technologies, ainsi que d’inverser l’impact négatif  des technologies de surveillance sur les droits humains – en attendant que cela devienne réalité, nous recommandons l’adoption d’un moratoire sur la vente [de ces technologies] et leur transfert“.

Le mois dernier, plusieurs médias ont publié les résultats d’une enquête montrant qu‘un malware de la firme israélienne NSO Group a été utilisé par des gouvernements étrangers pour pirater le téléphone de journalistes, politiciens et militants des droits de l’Homme. Grâce à la fuite d’une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone, les journalistes ont pu identifier plus de 1000 personnes ayant été la cible du malware Pegasus.

Parmi ces cibles, on trouve notamment le président français Emmanuel Macron. Mais aussi le patron de Mediapart Edwy Plenel et une journaliste d’investigation du journal. Un journaliste de France24 a également été visé selon l’ANSSI. A chaque fois des traces d’un malware baptisé Pegasus ont été retrouvées sur les smartphones des victimes.

Le malware repose sur des failles de sécurité 0-day ce qui lui permet de fonctionner sur les smartphones Android, comme sur iPhone. Parmi les clients de NSO Group, on trouve de nombreux pays dont le Bahrein, Kazakhstan,  Mexique, Maroc, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis. NSO maintient de son côté que Pegasus n’est utilisé par ces pays que comme un outil pour combattre le crime et le terrorisme.

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Par : Bitdefender
1 commentaire
1 commentaire
  1. Un moratoire !!! Alors on est sauvé… Un sujet à discuter au café du commerce où devant la machine à café… Une blague d plus!

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