Imaginez un instant. Vous avez mal au ventre depuis des jours. Pas envie d’aller chez le médecin ? Et si vous demandiez à ChatGPT ce que vous avez ? Mauvaise idée. Une étude publiée dans la revue Plos One vient de mettre en lumière l’incompétence flagrante de l’IA en matière de diagnostic médical.
ChatGPT échoue plutôt fort au test du diagnostic
Les chercheurs ont soumis 150 cas médicaux à ChatGPT (la version 3.5). Le résultat ? Un échec cuisant. L’IA n’a réussi à poser le bon diagnostic que dans 49% des cas. Autrement dit, vous auriez presque autant de chances de tomber juste en jouant à pile ou face.
Ce n’est pas tout. Lorsqu’on lui demande d’expliquer son raisonnement, ChatGPT ne fait guère mieux. Ses réponses ne sont jugées “complètes et pertinentes” que dans 52% des cas. On est loin, très loin, des performances d’un médecin humain.
Les dangers d’une confiance aveugle en l’IA médicale

Ces résultats soulèvent de sérieuses questions. Alors que des géants comme Google expérimentent déjà l’utilisation de chatbots dans les hôpitaux, n’est-il pas prématuré de confier notre santé à des intelligences artificielles ?
Le Dr Amrit Kirpalani, co-auteur de l’étude, s’inquiète : “Si les gens sont effrayés, confus ou simplement incapables d’accéder aux soins, ils pourraient se fier à un outil qui semble délivrer des conseils médicaux sur mesure pour eux”. Une perspective alarmante quand on sait que ChatGPT se trompe une fois sur deux.
L’IA n’est pas totalement inutile en médecine. Elle s’est montrée plutôt douée pour écarter les mauvais diagnostics. Mais entre savoir ce qui ne va pas et identifier précisément le problème, il y a un gouffre que ChatGPT ne sait pas encore franchir.
Les chercheurs pointent notamment du doigt l’incapacité de l’IA à interpréter correctement les valeurs numériques et les images médicales. Sans parler de sa fâcheuse tendance à inventer des informations ou à ignorer des données cruciales.
Vers une utilisation raisonnée de l’IA en médecine
Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ? Les chercheurs voient un potentiel dans l’utilisation de l’IA comme outil pédagogique pour les étudiants en médecine. Elle pourrait également assister les médecins dans certaines tâches, à condition que la décision finale reste entre des mains humaines.
Le Dr Kirpalani reste optimiste : “Je pense qu’avec l’IA et les chatbots en particulier, la communauté médicale finira par découvrir un énorme potentiel pour améliorer la prise de décision clinique, rationaliser les tâches administratives et améliorer l’engagement des patients”.
L’avenir de la médecine sera probablement un savant mélange d’intelligence artificielle et d’expertise humaine. Mais en attendant, si vous avez un problème de santé, fiez-vous à un bon vieux médecin en chair et en os, si vous arrivez à avoir un rendez-vous bien sûr.
- ChatGPT échoue à diagnostiquer correctement 51% des cas médicaux qui lui sont soumis
- L’IA présente des lacunes importantes dans l’interprétation des données numériques et des images médicales
- Malgré ses limites actuelles, l’IA pourrait avoir un rôle à jouer dans la formation médicale et l’assistance aux praticiens
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Si on compare ChatGPT au Dr House, sans doute que c’est un bien piètre médecin. Mais vu le niveau de la grande majorité des médecins, l’IA n’en est pas si éloignée. Pour ma part, j’ai fait appel à ChatGPT 3 fois depuis mai 2023 pour un diagnostic médical = 100% de réussite. Rien de bien extraordinaire : une ATM, une candidose et un Covid. Mais je précise que pour la candidose, il m’a donné la candidose exacte (ce que n’a pas fait mon médecin ni mon dentiste), et pour le Covid, mon médecin m’a d’abord diagnostiqué une angine. Ce n’est que la semaine suivante, ayant perdu le goût et l’odorat, qu’une seconde visite chez le docteur a confirmé ce qu’avait indiqué ChatGPT… L’Ordre des Médecins qui semble vouloir préserver son monopole sur la santé a du souci à se faire : dénigrer l’IA dans les médias ne trompera pas très longtemps. Pour ce qui est des pathologies graves, peut-être 5% des consultations médicales, le recours à un professionnel restera (heureusement pour lui) indispensable. Mais pour l’immense majorité des consultations payantes, va falloir vite cogiter à l’avenir les gars !
Ah oui, j’avais lu en diagonale : l’étude porte sur ChatGPT 3.5 !!!! LOL
Je parlais bien entendu de la version 4…. sortie il y a plus d’un an !
Non mais quelle blague…