Depuis le mercredi 6 août, les remises sur les médicaments génériques accordées par les laboratoires pharmaceutiques aux pharmacies sont menacées. Un nouvel arrêté a été publié et fait état d’une réduction de ces remises, de 40 % maximum à seulement 30 %, de quoi fragiliser les pharmacies qui en ont fait une importante source de revenus.
Jusqu’à présent, les pharmacies pouvaient acheter des médicaments génériques avec une remise, auprès des laboratoires pharmaceutiques, puis revendre ces mêmes médicaments à ses clients au prix officiel. La différence entre le prix remisé et le prix officiel est directement classée dans les marges bénéficiaires de la pharmacie, d’où l’intérêt pour elle de négocier de grosses remises avec les laboratoires.
La fin des remises jusqu’à 40 % serait en grande partie le fruit du lobbying des laboratoires pharmaceutiques, qui ont tout à perdre avec ce système. En limitant de 40 à 30 % les remises maximales, ils pourront vendre plus cher leurs produits aux pharmacies et donc augmenter leurs propres marges. Faisant partie des médicaments remboursés par l’assurance maladie, il n’y aurait, en fin de compte, aucune différence pour les particuliers.
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600 à 700 pharmacies en moins à cause de cette annonce ?
L’impact direct sera sur les pharmacies, et notamment celles qui affichaient un bilan dans le vert en dépendant de cette source de revenus complémentaire, pour payer le personnel. La réduction directe des marges sur les officines menacerait de 600 à 700 pharmacies selon le président de l’UDGPO (Union des groupements de pharmaciens d’officine), notamment en milieu rural. Les services gratuits seraient aussi menacés.
En revanche, cette décision de l’État permettrait de limiter le risque que les laboratoires pharmaceutiques quittent le marché français, comme certaines le menaçaient, face aux baisses successives des prix des génériques.
Ce qu’il faut retenir de la baisse des remises sur les prix des médicaments génériques aux pharmacies :
- Le gouvernement limite les remises des laboratoires aux pharmacies sur les génériques de 40 % à 30 %, fragilisant un revenu clé pour de nombreuses officines
- Cette mesure, attribuée au lobbying des laboratoires, augmenterait leurs marges mais n’aurait aucun impact sur le prix payé par les patients
- Selon l’UDGPO, 600 à 700 pharmacies, surtout rurales, risquent de fermer, réduisant l’accès aux soins et aux services gratuits
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