Alors que la hausse du prix de l’énergie, de l’alimentation et du logement continue d’affecter le quotidien, la facture bancaire s’alourdit à son tour. En moyenne, les tarifs des services bancaires progressent de 3,1 % cette année. Cette hausse touche particulièrement les cartes bancaires internationales des groupes Visa ou Mastercard : près de 3 % d’augmentation selon un panel regroupant 103 établissements, qu’ils soient historiques ou digitaux.
Les banques justifient ce rehaussement par plusieurs facteurs : renforcement de la sécurisation des paiements, lutte contre la fraude, investissements informatiques et exigences réglementaires. À ceci s’ajoute une répercussion différée de l’inflation qui a marqué le pays depuis 2022. Après deux ans d’attentisme, les banques « rattrapent » désormais le retard en appliquant des hausses variables selon les services et les profils de clients.
Le cap des 50 euros franchi : qui paie le prix fort ?
Les cartes Visa et Mastercard, qui couvrent plus de 90 % du marché français, voient leur cotisation annuelle flirter ou dépasser le seuil des 50 euros chez les grands réseaux bancaires. Certaines enseignes affichent même des tarifs allant jusqu’à 54 euros après ajustement. Les cartes « premium » (Gold, Premier, Infinite…) dépassent largement cette somme. Pas vraiment une surprise pour les détenteurs de ces cartes qui ont déjà subi une hausse régulière depuis des années.
Néanmoins, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les clients des banques en ligne (Nickel, Revolut ou N26 pour ne citer qu’elles) bénéficient encore pour la plupart d’offres gratuites ou à coût très réduit, sous conditions de domiciliation ou d’usage. Attention : l’inclusion des frais de tenue de compte (+8,95 % en 2025, le poste le plus inflationniste) dans les « packs tout-en-un » peut rendre la facture finale bien plus salée, même si le tarif d’appel reste attractif.
Qui sont les clients les plus touchés ? Les fidèles des enseignes traditionnelles et détenteurs de packs regroupant divers services voient leur facture annualisée grimper plus vite que la moyenne, ajoutant à la hausse de la cotisation celle des frais annexes. Les clients aux finances plus fragiles peuvent heureusement accéder à des offres plafonnées de protection autour de 12 euros par an.
Comment réduire la facture ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions pour lutter contre la hausse. Il est ainsi possible par exemple de négocier directement avec votre conseiller, notamment si vous possédez un « pack » avec plusieurs produits actifs. Il est aussi important de comparer chaque année les tarifs et changer de banque ou d’offre en ligne si votre profil le permet. Privilégiez les cartes à débit immédiat basique et éviter les « packs » quand les options ne sont pas toutes pertinentes.
Pensez également à utiliser votre carte principalement dans les distributeurs affiliés à votre propre banque pour éviter les frais additionnels. Enfin, éviter les assurances redondantes incluses dans les cartes premium.
Surtout, la meilleure protection reste de s’informer, comparer et ne pas hésiter à remettre en question votre fidélité à votre banque. La concurrence a toujours du bon.
- La cotisation des cartes Visa et Mastercard classique franchit la barre des 50 euros dans de nombreuses banques en 2025 (+3 % en moyenne).
- Les raisons principales : inflation, modernisation des systèmes, coûts de sécurité, et répercussion des hausses non appliquées en 2022-2023.
- Les banques en ligne et quelques alternatives restent nettement moins chères, mais attention aux packs tout-en-un susceptibles de faire exploser la facture.
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