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Pourquoi les banques en ligne jettent l’éponge face aux banques traditionnelles

Débarquées comme des alternatives fantastiques aux banques traditionnelles, les banques en lignes et néobanques tombent comme des mouches. Dernière en date, Orange Bank.

  • Orange Bank, c’est fini
  • La banque du groupe télécom jette l’éponge, faute de rentabilité

Qui aura la peau des banques traditionnelles ? Pas les banques en ligne, ni les néobanques. Présentées comme des alternatives plus modernes, plus flexibles, plus pratiques, les banques en ligne jettent l’éponge une à une face aux mastodontes du secteur.

Dernière victime de cette hécatombe : Orange Bank qui, faute de rentabilité, devrait passer entre les mains de BNP Paribas. Les clients d’Orange Bank seront transférés vers Hello Bank, la banque en ligne du groupe.

De rares survivants

Ces dernières années, les banques en ligne et néobanques ont poussé comme des champignons. N26, Revolut, Monabank, BfofBank, Fortuneo, Boursorama… la liste est presque interminable.

Dans cet océan d’alternatives aux banques traditionnelles, nombreuses sont les naufragées. Avant Orange Bank, d’autres se sont noyées : C-Zam, la banque mobile de Carrefour a fermé ses portes en 2020 rappellent les Echos.

Plus récemment, ING a annoncé stopper ses activités de banque pour les particuliers. Les clients ont été redirigés vers Boursorama, filiale de Société Générale. Enfin, AXA Banque a dû transférer ses activités bancaires à Crédit Mutuel Arkéa.

Rare sont ceux à garder la tête hors de l’eau. Les banques en ligne appartenant aux grandes banques traditionnelles peuvent compter sur la solidité financière de leur groupe. Mais cela ne suffit pas toujours. Crédit Agricole et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont du mal à trouver un modèle économique pour leurs banques BforBank et Monabanq.

Trouver le bon modèle économique, voilà toute la difficulté des banques en ligne. Boursorama Banque, pourtant numéro 1 avec plus de 5 millions de clients n’est rentable que depuis le premier trimestre 2023. Chez les néobanques, N26, qui vient de lancer l’IBAN français, n’est pas non plus dans le positif malgré ses 2,5 millions de clients. Il en va différemment pour Revolut, qui a déclaré un bénéfice net de 26,3 millions de livres sterling pour le compte de l’année 2021.

Fortuneo, officiellement rentable

Fortuneo, filiale de Crédit Mutuel Arkéa, est la seule banque en ligne à avoir officiellement atteint la rentabilité. Mais atteindre cette étape cruciale ne s’est pas fait en un jour. Le groupe a misé sur l’innovation et le marketing pour trouver ses clients, les conserver et, surtout, les monétiser. Sur les six premiers mois de l’année, Boursorama Banque a voulu toutefois prouver à sa maison-mère, le groupe Société Générale, qu’elle pouvait être rentable.

Dans une industrie ou ouvrir un compte est gratuit et prend 3 minutes, savoir faire payer ses clients devient un exercice de style. Un art que maîtrisent parfaitement les ténors de la banque traditionnelle. Visiblement pas les autres.

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5 commentaires
5 commentaires
  1. C’est marrant que vous fassiez un article sur la mort des néo-banques après en avoir fait 10 articles par jour pour souscrire chez eux par des publications sponsorisée…

    1. Bonjour Max,

      Le pôle éditorial travaille indépendamment du pôle commercial. Par ailleurs, les articles sponsorisés sont toujours signalés, c’est une obligation légale.

      Bonne journée.

  2. Les “Neobanques” françaises sont des arnaques pilotées par les grandes banques françaises…. Donc elles sont tout aussi vicieuseset et inutiles…. Par contre REVOLUT, néobanque indépendante elle est hyper compétitive et fait même des bénéfices…. La preuve que les neobanques françaises sont des arnaques….

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