Passer au contenu

Pollution : pourquoi Grenoble porte plainte contre l’État

La municipalité grenobloise estime que le plan d’action de l’État est trop timoré pour lutter efficacement contre la pollution de l’air.

  • La Ville de Grenoble a décidé d’attaquer l’État en justice pour revoir le plan de lutte contre la pollution adopté en décembre dernier
  • La municipalité demande des mesures bien plus ambitieuses
  • Les problèmes de santé liés à la pollution sont nombreux

« Nous attendons de l’État qu’il muscle son jeu ». C’est ainsi que l’adjoint à la santé de la Ville de Grenoble, Pierre-André Juven, a résumé la situation. La municipalité a décidé d’attaquer la préfecture de l’Isère en justice pour obtenir la révision à la hausse des ambitions du dernier Plan de protection de l’atmosphère (PPA) adopté en décembre dernier.

Ce dernier vise à définir des objectifs et des mesures afin d’améliorer la qualité de l’air jusqu’en 2027. Il est désormais obligatoire dans les grandes agglomérations françaises. Mais pour Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble, le compte n’y est pas. Il dénonce notamment le fait qu’il a été approuvé par le préfet, et ce en dépit de l’avis « clairement défavorable » de sa commune.

Une pollution mortifère

https://twitter.com/EricPiolle/status/1628801699216527360

Et l’édile d’enfoncer le clou. Selon lui, ce PPA « ne permet pas de respirer un air sain à Grenoble et dans les villes aux alentours et ne permettra pas d’atteindre les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Il demande donc « l’annulation et la réécriture d’un PPA plus ambitieux et respectueux de la santé des habitants des communes exposées aux polluants atmosphériques, particules fines et dioxyde d’azote ».

Le sujet est très sensible à Grenoble, une ville qui fait souvent face à des épisodes de pollution aux particules fines. Selon des chiffres de Santé Publique France cités par nos confrères de Mediapart, la pollution de l’air ambiant aux particules fines fait plus de 40 000 décès par an en France. De son côté, l’agglomération grenobloise enregistre « plus d’un décès prématuré par jour lié au dioxyde d’azote et aux particules fines ».

Il y a donc urgence à agir sur ce dossier, d’autant qu’il s’avère que dans la région « tous les établissements scolaires sont exposés à des concentrations dangereuses pour la santé », comme l’a souligné l’adjointe à l’égalité des Droits Laura Pfister. Elle précise aussi que cette problématique touche aussi davantage les milieux défavorisés, ce qui revêt ici un aspect politique.

Il sera intéressant de voir si la démarche grenobloise aboutit. Si tel est le cas, les recours de ce type pourraient se multiplier au niveau local afin de pousser l’État à prendre ses responsabilités pour protéger la santé des citoyens.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

1 commentaire
1 commentaire
  1. L’Etat c’est NOUS ! encore un maire écolo incapable de s’assumer … jusqu’où irons nous dans la bêtise ?? le vrai danger vient des écologistes anti tout et qui exige tout … des autres ! nos voisins allemands vont encore nous envoyer leur pollution au charbon vents du Nord et de l’est prévus ce we … qu’il porte donc plainte contre ses amis écologistes allemands ! Il se garde bien de donner des solutions à ce qu’il dénonce … plus de voitures, plus de transports en commun tout le monde à pied ou en vélo … retour en arrière toute !

Les commentaires sont fermés.