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Portrait – 3 infos clés sur Michael Truell, le PDG de Cursor, sur qui Elon Musk a jeté son dévolu

À seulement 25 ans, ce génie discret est à la tête d’une startup rachetée par SpaceX pour, tenez-vous bien, 60 milliards de dollars. Retour sur le parcours de Michael Truell, le surdoué qui a plaqué le MIT pour inventer Cursor et mettre à genoux les plus grands titans de la Silicon Valley.

Quelques jours à peine après son introduction en Bourse historique, SpaceX a officialisé le rachat d’Anysphere, la maison-mère de l’éditeur de code par intelligence artificielle (IA) Cursor, pour la somme astronomique de 60 milliards de dollars. Objectif : terrasser GitHub Copilot, Claude Code et Codex d’OpenAI dans la guerre sans merci pour l’automatisation totale du développement logiciel.

Cette opération représente la plus grosse acquisition de l’histoire pour une startup adossée à du capital-risque. Et pourtant, ce n’est pas vétéran de l’industrie qui se cache derrière Cursor, mais un jeune homme de seulement 25 ans : Michael Truell. Génie discret et stratège brillant, le PDG et cofondateur vient de basculer instantanément dans le club très fermé des milliardaires de la tech, avec une fortune personnelle désormais estimée à 1,3 milliard de dollars.

Il code dès l’âge de 11 ans

Né à New York, Michael Truell grandit dans un environnement très connecté à la technologie et commence à coder dès l’âge de 11 ans pour créer ses propres jeux mobiles. Après une scolarité brillante à la Horace Mann School, une école privée réputée du Bronx où il se lie d’amitié avec son futur associé, Aman Sanger, il excelle aux Olympiades Internationales d’Informatique (IOI) avant de logiquement rejoindre les bancs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Mais c’est à l’âge de 18 ans, alors qu’il vient de boucler sa première année universitaire et qu’il effectue un stage d’été chez Google sur les modèles de langage appliqués au classement des flux, que son destin bascule. Car c’est là qu’il rencontre Ali Partovi, le célèbre investisseur de la première heure de Facebook et d’Airbnb, alors en quête de génies pour son programme d’élite Neo Scholars.

Lors d’un entretien de recrutement, Truell remplit un test de codage écrit en un temps si record que Partovi, soufflé par sa performance, entoure son nom d’une étoile et d’un cercle sur son carnet : il investira aveuglément dans n’importe quel projet futur du jeune homme. Un pari gagnant, puisque Partovi deviendra l’un des tout premiers soutiens financiers de Cursor.

Intelligence Artificielle Generative
© Chaosamran_Studio / Shutterstock.com

Il a plaqué la porte du MIT

En 2022, alors qu’il est en troisième année d’étude au MIT, Michael Truell prend une décision radicale. Persuadé que l’intelligence artificielle va réinventer la création logicielle, il convainc ses trois camarades de chambrée, Aman Sanger, Arvid Lunnemark et Sualeh Asif, de tout plaquer. Ensemble, ils fondent Anysphere. Et leur premier projet n’a rien à voir avec l’éditeur de code que l’on connaît aujourd’hui : l’équipe passe des mois à développer un outil de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) boosté à l’IA, destiné aux ingénieurs mécaniques.

Mais en codant leur logiciel de CAO, les quatre fondateurs passent leurs journées à s’arracher les cheveux sur les limites de GitHub Copilot, qu’ils trouvent trop rigide et superficiel. Truell réalise alors que pour que l’IA écrive du code de manière fluide, elle ne peut pas être une simple extension qu’on greffe sur un logiciel existant ; elle doit être le logiciel lui-même.

C’est le tournant. L’équipe pivote à 180 degrés pour rebâtir entièrement un éditeur de code à partir d’une déclinaison de VS Code. Durant cette phase, Truell pousse l’obsession du produit à l’extrême : il refuse de se verser le moindre salaire pendant plus d’un an, vivant sur ses économies et réinvestissant chaque dollar pour recruter les meilleurs chercheurs en IA de sa génération.

Surtout, il frappe les esprits par sa maturité. Le développeur est perçu comme un travailleur de l’ombre obsédé par une vision : éliminer la frustration de la création logicielle. Sa mission avec Cursor est de « permettre de programmer à la vitesse de la pensée ».

De 1 à 100 millions en un éclair

Dans l’histoire du logiciel en tant que service (SaaS), la trajectoire de Cursor est notable. Fin 2023, la startup affiche un revenu annuel récurrent (ARR) d’1 million de dollars, une performance honorable pour une jeune pousse. Mais c’est ce qui va suivre qui va stupéfier la Silicon Valley. En l’espace de seulement 12 mois, portée par une adoption organique virale chez les ingénieurs d’OpenAI, de Midjourney ou de Perplexity, l’entreprise de Michael Truell passe la barre des 100 millions de dollars d’ARR. Une accélération record.

Cette hypercroissance insolente s’explique par l’avènement du vibe coding. En permettant à des développeurs chevronnés comme à des néophytes de piloter la création d’applications entières en langage naturel, Cursor devient indispensable. Et au moment où SpaceX pose ses 60 milliards de dollars sur la table, l’outil est déjà intégré au cœur des équipes d’ingénierie de plus de 50 000 entreprises mondiales, de NVIDIA à Uber en passant par Shopify, générant un volume d’affaires annualisé qui flirte désormais avec les 4 milliards de dollars.

  • SpaceX a annoncé le rachat de Cursor, l’outil de codage par IA qui a séduit toute la Silicon Valley en un temps record.
  • Son PDG, Michael Truell, a été repéré dès ses 18 ans pour ses capacités de codage hors normes.
  • Cursor est passé d’1 million à 100 millions de revenus annuels récurrents en seulement 12 mois.

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