Cumulant plus d’un million d’abonnés sur Instagram, Taylor Chiche est aujourd’hui reconnu comme un entrepreneur ultra prolifique. Parti de rien, cet autodidacte originaire de banlieue parisienne refuse les cases, les raccourcis et les étiquettes. Portrait.
Quel a été son déclic entreprenarial ?
Né en 1986, Taylor Chiche grandit en région parisienne, dans ce qu’il décrit lors d’un entretien accordé à Presse-citron comme un cadre « tout à fait normal » : ni dans le besoin, ni favorisé. Très tôt pourtant, il ressent le besoin de vivre autre chose. « Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais je voulais que ce soit différent ». À l’école, il s’en sort bien mais choisit d’arrêter tôt. Non pas par échec, mais par conviction que sa voie se trouvera ailleurs.
Ce qui l’anime ? Une vision presque cinématographique du business : « J’étais obnubilé par l’image de l’homme d’affaires dans une limousine. Cliché peut-être, mais ça m’a poussé à rêver plus grand », se remémore-t-il. Taylor Chiche enchaîne alors les petits boulots, apprend sur le terrain, teste, écoute. « À l’époque, le mot entrepreneur n’était pas à la mode. Moi je disais business man. C’est comme ça que je me voyais », se souvient-il.
Mais c’est en partant aux États-Unis au sortir de l’adolescence, vers 17-18 ans, que le véritable tournant s’opère. Le jeune homme découvre un autre rapport à l’ambition et à la réussite, libéré des déterminismes : « C’est là où j’ai compris que je n’étais pas limité à une ville, à un pays, ou à un milieu social. Ce voyage a tout changé ».
Rapidement, il se forge une philosophie personnelle : comprendre le business dans sa globalité, miser sur le réseau, et ne jamais s’arrêter d’apprendre. « J’ai misé sur mon carnet d’adresses, parce que je n’avais ni diplôme, ni qualifications. Mais avec un bon réseau, tu peux presque tout faire », assure-t-il, avant de poursuivre : « Le fait de créer quelque chose, de le marketer, de le vendre, et que ça fonctionne. Ce moment-là, il est fondateur ».
Quels sont ses secteurs de prédilection ?
Homme d’affaires, donc, mais surtout multi-casquettes. Car Taylor Chiche refuse d’être associé à un seul secteur. « Je fais de l’immobilier, oui. De la tech, oui. De la restauration aussi. Mais je ne suis pas que ça », étaye-t-il. Pour lui, une activité n’en exclut pas une autre.
Il est notamment impliqué dans l’hospitality (restaurants, boîtes de nuit), le développement de franchises de restauration comme Pizza Hut avec la société Fullplate, et la tech via Shares, une startup avec laquelle il est business partner depuis 2021. « On a levé plus de 90 millions de dollars. Et on a mené des campagnes avec Venus et Serena Williams », précise l’entrepreneur.
En parallèle, il a lancé un club d’affaires qui réunit entrepreneurs et investisseurs, avec lequel il organise du networking et des projets de co-investissement. Taylor Chiche joue le rôle de conseiller pour certaines marques, participe à des levées de fonds et accompagne des lancements. « Je mets les bonnes personnes dans l’avion. Mon rôle, c’est de piloter et de m’assurer que tout se passe bien », indique-t-il.
Une vie à 100 à l’heure donc, nécessitant une discipline de fer : « Peu importe à quelle heure je me couche, je suis debout à 9h. Et ma journée, c’est beaucoup de rendez-vous, beaucoup de points avec mes équipes, et pas mal de problèmes à gérer, comme tout entrepreneur », résume-t-il.
Pourquoi ce succès sur les réseaux sociaux ?
Avec plus d’1,4 million d’abonnés, difficile d’échapper à l’étiquette d’influenceur. Mais Taylor Chiche la récuse fermement : « Je ne suis pas un influenceur. Je ne fais pas de placements de produits, pas de collabs, rien contre rémunération. Je partage mon quotidien, mes conseils, mes amis… mais tout ce que je montre, c’est à moi ou c’est moi ».
Il évoque son amitié avec de nombreuses célébrités américaines, comme Will.i.am ou Jamie Foxx, qui attirent bien entendu un bon nombre d’internautes, mais refuse d’en faire un outil marketing. « Je ne fais pas de stories à l’hôtel parce qu’on m’a offert une nuit. Je paye tout. Je ne veux pas qu’on m’achète », rappelle-t-il.
Quant aux critiques, il les accepte comme faisant partie du jeu lorsque l’on amasse de la visibilité en ligne. « Plus tu es exposé, plus tu attires la haine. C’est une règle. Plus tu es dans la lumière, plus le diable veut venir te chercher », remarque-t-il. Taylor Chiche assume également son côté clivant, notamment sur les sujets politiques qu’il n’hésite pas à commenter : « Je suis très connecté à l’actualité. Je donne mon avis. Et ça ne plaît pas à tout le monde, mais ce n’est pas le but ».
Sur le long terme, l’homme d’affaires ne ferme pas la porte à d’autres aventures, bien que sa priorité soit aujourd’hui ses business actuels. « J’adore la musique, j’adore le cinéma. Peut-être un jour. Mais pour l’instant, je suis bien là où je suis », conclut-il.
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