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Pour la première fois, des tissus humains sont imprimés depuis l’espace

À bord de la statiton spatiale internationale, le cosmonaute Oleg Kononenko vient d’imprimer des cartilages humains depuis l’ISS. Une expérience russe qui vient de faire avancer la biologie avec une nouvelle technique d’impression. 

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Des tissus humains imprimés depuis l'ISS
© ISS / NASA

À bord de la station spatiale internationale (ISS), les quelques astronautes, cosmonautes et spationautes présents mènent tout au long de la journée diverses expériences. Récemment, le chevronné cosmonaute, Oleg Kononenko s’est illustré auprès de ces compagnons de vols en imprimant des tissus humains depuis la bio-imprimante 3D de l’ISS. À partir de quelques cellules souches, il a réussi à recréer du tissu humain, une première au sein de la station.

Une technique toute nouvelle

Pour ce faire, il a utilisé une technique de bio-impression par lévitation magnétique. Aujourd’hui il existe plusieurs techniques pour imprimer des tissus humains sur Terre. La plus répandue, consiste à construire des « échafaudage » de cellules, et de construire ainsi les différentes couches du tissu humain, à la manière d’un mille-feuille pour caricaturer.

Mais dans l’espace, avec l’absence de gravité, il est impossible de faire tenir les différents échafaudages. Ainsi dans la microgravité de l’ISS, il fallait trouver une seconde solution. Kononenko a donc utilisé des champs magnétiques, afin de « fixer » les cellules et pouvoir les diriger facilement selon les lois du magnétisme. Mais l’utilisation de ce procédé pose un problème majeur sur Terre. L’utilisation des ions de gadolinium est néfaste pour les cellules, qui peuvent se modifier et devenir cancéreuses. Les chercheurs russes à l’origine de ce projet ont donc présenté 3 solutions afin de réduire la toxicité des ions. L’une d’entre elles consiste à faire imprimer les tissus humains dans un environnement de faible gravité.

Un intérêt certain

Des expériences scientifiques sont menées tous les jours dans la station spatiale internationale. Elles permettent de comprendre comment nous, notre environnement, pouvons nous adapter à la vie dans l’espace. L’impact de la gravité sur notre organisme est connu grâce à des expériences qui ont été menées dans la station. Ces connaissances sont à l’origine de nombreux projets de prothèses, ou d’exosquelette.

De la même manière, cette expérience de bio-impression pourrait paraître vide de sens, vu que le principe d’impression des tissus humains est très bien connu sur Terre, et que les techniques sont fiables.

Mais alors que la course vers Mars occupe l’actualité spatiale et que la NASA a fixé des échéances pour ses premières missions humaines vers la planète rouge pour la fin de la décennie, un tel voyage prendra du temps et aura son lot de risque. Un voyage de 3 ans vers notre voisine ne pourra être sans accidents. Si un astronaute de la mission venait à se blesser, l’équipage devra être en capacité de réagir rapidement. Cette mission de bio-impression dans l’ISS prend ainsi tout son sens.

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