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Pour Uber, ses chauffeurs ne sont en aucun cas des salariés

Uber assure qu’il continuera à faire tout son possible pour que ses chauffeurs bénéficient du statut d’indépendant et non de celui de salarié.

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Uber Works
© Unsplash / Dan Gold

Alors que la guerre entre Uber et l’État de Californie se poursuit pour déterminer le statut des chauffeurs de VTC, la firme américaine a indiqué qu’elle continuerait à plaider en faveur du statut d’indépendant de ses conducteurs.

Un projet de loi historique sur le sujet a été voté hier dans l’État de Californie. Le Sénat a effectivement approuvé un texte selon lequel les chauffeurs d’Uber doivent être requalifiés en salariés plutôt que d’avoir le statut de travailleur indépendant. Cela devrait être le cas dès que ces conducteurs tirent leur principale source de revenu de cette activité et que l’entreprise exerce sur eux un quelconque contrôle.

Avec cette décision, les chauffeurs de la compagnie de VTC américaine devraient être en mesure de bénéficier d’avantages sociaux auxquels ils n’avaient pas droit en tant que travailleurs indépendants. Cela concerne par exemple le droit au chômage ou la cotisation à la retraite.

Uber ne veut pas mettre la main à la poche

Malgré ce vote, Uber assure qu’il continuera à tenter de démontrer que ses chauffeurs doivent bénéficier du statut d’indépendant. En effet, Tony West, directeur juridique de la firme, s’est exprimé sur le sujet lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 11 septembre.

Il a déclaré : « Nous continuerons à plaider en faveur d’un accord de compromis […] En même temps, nous devons nous assurer d’explorer toutes les options et toutes les solutions de rechange pour mettre en avant un cadre qui fonctionne pour l’économie du XXIe siècle et nous croyons que nous avons un cadre qui réussit à le faire ».

Dans les faits, Uber espère trouver un accord qui lui permettrait d’éviter d’avoir à requalifier ses chauffeurs en salariés tout en leur promettant des avantages. En ce sens, la firme a évoqué un salaire minimum par course ainsi qu’une « voix collective » aux conducteurs. En conséquence, la firme pourrait éviter d’avoir à dépenser plus d’argent en payant ses employés, ce qui pourrait impacter ses résultats financiers. Les coûts de la société pourraient vraisemblablement augmenter de 30% si cela devait être le cas.

Ainsi, Uber devra se plier au test ABC, un test compris dans la loi américaine AB-5 qui tend à démontrer qu’une personne ayant un statut d’indépendant est libre de toute relation hiérarchique et qu’il effectue une autre activité dans le même domaine.

Pour sa part, la firme américaine se considère confiante. Tony West assure : « Nous avons réussi dans le passé à faire valoir, dans le cadre de ce test ABC, que les conducteurs sont des entrepreneurs indépendants et indépendants. Nous pensons que c’est vrai ».

Si cette loi est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2020, c’est-à-dire dans quelques mois à peine. Elle pourrait être lourde de conséquences pour Uber en termes de coûts, sachant que la firme a éprouvé des difficultés à démarrer en Bourse suite à son introduction au mois de mai et qu’elle a accusé de lourdes pertes.

Pour rappel, Uber s’est également séparé de plus de 800 employés issus du service marketing et ingénierie au cours de ces derniers mois.

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