- Amazon est en pourparlers avec d’autres acteurs pour investir dans ARM, la filiale semi-conducteurs de SoftBank qui doit prochainement entrer en bourse
- ARM est un acteur central du secteur, car il propose des designs que des tiers peuvent facilement adapter – Amazon utilise déjà des puces dérivées des designs ARM dans ses datacenters, comme la puce Graviton2
- ARM pourrait lancer son introduction début septembre, permettant de lever entre 8 et 10 milliards de dollars
On l’avait déjà vu il y a quelque temps, ARM s’est imposé comme un joyau de la tech particulièrement convoité, surtout depuis que SoftBank qui en est le propriétaire depuis juillet 2016 et qu’un nombre croissant d’acteurs utilise les technologies de la holding. En 2020, Nvidia s’était positionné pour racheter ARM à SoftBank pour un montant de 40 milliards de dollars en argent frais et échange d’actions.
Pourtant, l’opération n’est jamais allée jusqu’à son terme : la levée de boucliers a été unanime, tant du côté du gouvernement britannique, que de concurrents comme Google, Microsoft et Qualcomm, très dépendants des designs conçus dans les locaux de ARM à Cambridge.
Amazon veut aussi une part du gâteau ARM, voici pourquoi
La Commission européenne, la CMA britannique et la FTC américaine ont ainsi toutes refusé leur feu vert à l’opération, débouchant sur son annulation en février 2022. Dans un tel contexte, on peut voir l’annonce de possibles investissements de Amazon dans ARM aux côtés d’autres investisseurs, comme une façon de prendre le contrôle de la holding sans froisser ceux qui dépendent de l’écosystème.
Une participation aurait ainsi plus de sens pour Amazon que de retenter le rachat avorté par Nvidia : la firme de Jeff Bezos repose déjà sur des designs ARM pour les puces que la firme développe pour ses datacenters. Selon nos confrères de Challenges, Amazon serait ainsi en pourparlers avec une dizaine d’acteurs, dont Nvidia, Intel et Alphabet afin de boucler l’opération juste avant l’introduction de ARM sur les marchés.
De son côté SoftBank mise beaucoup sur l’opération qui devrait se concrétiser si tout va bien début septembre. Le groupe pourrait lever entre 8 et 10 milliards d’euros, lui permettant quelque peu de renflouer son Vision Fund, la division dans laquelle est pour l’instant ARM, mais qui est aussi marquée par une série d’investissements infructueux.
ARM reste le centre de gravité économique du secteur des semi-conducteurs : dans le cycle le plus récent, ARM était l’un des rares à enregistrer une croissance continue de ses revenus. Il faut dire que ARM détient la clé de puces toujours plus performantes et moins énergivores en comparaison de l’architecture x86 qui domine jusqu’ici le marché.
De plus en plus d’acteurs de premier plan – Apple, avec Apple Silicon, Qualcomm, Microsoft… – portent des designs ARM dans leurs ordinateurs. De quoi délivrer des plateformes d’une performance inédite, associée à une autonomie jusqu’ici jamais vue dans la catégorie, à l’image, par exemple, du MacBook Air M2.
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