Depuis le début de la guerre, la Russie restreint l’accès à l’information sur la toile. En effet, Moscou bloque ou limite l’accès à des sites d’information occidentaux, et aux plateformes telles que Facebook, Twitter ou même Instagram.
Naturellement, ces mesures ont provoqué une hausse de la demande pour les VPN qui, en plus de contourner ce type de censure, aide également les internautes à protéger leurs identités. Différentes statistiques ont été publiées sur le sujet, mais, par exemple, ExpressVPN aurait vu le trafic russe augmenter de 650 % sur son site web.
Chez ProtonVPN, on évoque une hausse de la demande de 1 000 %. Et le nombre de téléchargements d’AtlasVPN aurait même augmenté de 10 000 % en Russie.
Au fur et à mesure que la Russie va renforcer son contrôle sur la toile, la demande pour les VPN devrait continuer à augmenter. Mais alors que de plus en plus d’internautes en Russie s’intéressent aux VPN (notamment après le bannissement d’Instagram), l’accès à ce type de service est plus compliqué.
Une hausse des téléchargements qui ne rapporteraient pas grand-chose aux entreprises de VPN
En effet, à cause de la guerre, de la guerre, de nombreuses entreprises ont décidé de mettre fin à leurs activités en Russie. Et parmi celles-ci, il y a VISA et Mastercard. Sans ces systèmes de paiement, les internautes ne sont donc plus en mesure de payer les abonnements payants des VPN.
En d’autres termes, même si les VPN voient une augmentation du trafic en Russie, ils ne sont pas en mesure de générer des revenus en vendant des offres payantes. Et les internautes ne sont pas en mesure d’accéder à certaines fonctionnalités avancées.
« Nous ne collectons définitivement aucun paiement des utilisateurs en Russie, et je ne m’attends pas à ce que nous puissions le faire. Mais là n’est évidemment pas la question », déclare Andy Yen, CEO de Proton VPN, cité par le média américain Fortune. « Notre mission est de rendre nos VPN disponibles partout dans le monde, à tous ceux qui en ont besoin, qu’ils puissent payer ou non. »
Début mars, l’entreprise a décidé de permettre à ses utilisateurs payants en Ukraine, en Russie et en Biélorussie de renouveler gratuitement leurs abonnements, s’ils n’ont aucun moyen de paiement. De son côté, le VPN Windscribe aurait déjà triplé la bande passante dédiée aux utilisateurs de son offre gratuite en Russie.
Similarly, we're extending this to subscribers in Russia and Belarus who are impacted by sanctions. We know many of you are using Proton to avoid censorship and surveillance and we're here to support you also during this difficult time:https://t.co/I3UTSPUk2A
— Proton (@ProtonPrivacy) March 1, 2022
Et en février, AtlasVPN a annoncé qu’il va fournir une offre spéciale pour les journalistes en Ukraine. « Alors que nous défendons la liberté en ligne et au-delà, nous souhaitons aider les journalistes qui risquent leur sécurité à fournir les informations les plus précises au public. Par conséquent, Atlas VPN distribuera des abonnements VPN Premium aux journalistes ukrainiens jusqu’à la fin de la crise », lit-on dans l’annonce.
Notons que la meilleure alternative aux paiements par VISA ou Mastercard en Russie serait les cryptomonnaies. Mais pour le moment, l’adoption de celles-ci dans le pays serait encore relativement faible.
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