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Pourquoi continue-t-on de regarder des séries alors qu’on les déteste ?

Le phénomène du “hate-watching” a été analysé par des psychologues.

Vous est-il arrivé de passer des soirées entières devant une série que vous détestez ? Si oui, cela n’a rien d’anormal, et la recherche scientifique s’est même penchée sur ce phénomène qualifié de “hate-watching”, que l’on peut traduire par visionnage haineux.

Visionnage haineux, visionnage heureux ?

Dans une étude publiée en novembre 2022 dans l’European Journal of Social Psychology, des chercheurs ont ainsi analysé ce concept. Parmi les exemples les plus criants de programmes décriés qui ont finalement cartonné lors de leur diffusion, on peut notamment citer Emily in Paris. Cette série Netfix a subi un tombereau de critiques lors de sa sortie, cela ne l’a pas empêché d’enregistrer 60 millions de spectateurs en un mois de diffusion.

Concrètement, le public peut être animé par un sentiment de haine à l’égard d’un contenu. Ce dernier est supérieur à de l’aversion dans le sens où il nous heurte profondément. Les dialogues affligeants, les personnages mal écrits ou mal joués peuvent déclencher une forme de colère ou de révolte intérieure. Cela nous amène donc à réagir, par exemple en publiant un tweet sur un programme ou en envoyant un message à un proche.

D’après le site Psychology Today, la haine est aussi ponctuellement capable de nous rendre heureux, même s’il s’agit d’une émotion négative. Face à une série honnie, nous ressentons quelque chose d’intense qui déclenche des réactions dans nos cerveaux, et notamment la libération d’adrénaline, ou encore l’activation d’une réaction de fuite ou de combat. Mais, alors qu’aucun danger n’est palpable, cela se transforme alors en libération d’hormones de bonheur telles que la dopamine, la sérotonine, et l’ocytocine, précisent nos confrères.

De même, la haine peut être un moyen de souder des amis ou des sympathisants en opposition à une série, tout en continuant de la regarder. Certaines communautés se fondent ainsi sur Internet, et cela génère aussi malheureusement de la toxicité.

Globalement toutefois, ces visionnages haineux restent relativement inoffensifs et apportent, comme on vient de le voir, un sentiment de bien-être chez les spectateurs. En revanche, et si vous constatez que cette vision négative rejaillit sur le reste de votre vie, il est conseillé de cesser ce “hate-watching”.

Ce qu’il faut retenir :

  • Visionner des séries que l’on déteste n’a rien d’un phénomène isolé
  • La science s’est penchée sur ce concept qui peut apporter du bien-être chez certains spectateurs
  • Il faut toutefois veiller à ne pas devenir une personne cynique dans tous les aspects de sa vie

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1 commentaire
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  1. Personnellement cela ne m’arrive jamais.Je ne regarde jamais une série que je déteste, je trouve pas cela normal.Par contre, le fait qu’il y ait une série que ton amour (masculin ou feminin) ou ami qui veulent regarder que tu déteste mais que eux aiment peut arriver dans une soirée, oui, je confirme.Tu ne regarde d’ailleurs pas forcément la série en question, tu es assis et tu es prisonnier de la situation pour faire plaisir et tu essaie de t’occuper avec quelque chose pour faire passer le temps (lecture, smartphone ou autre).C’est pareil pour les films au cinema ou chez soi et autres activités partagées.On aime pas tous les mêmes choses donc il faut arrondir les choses parfois pour faire plaisir.

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