Face au réchauffement climatique, l’espèce humaine dispose de trois solutions. Celle qui est à ce jour priorisé consiste en une réduction des émissions pour atteindre, le plus rapidement possible, la neutralité carbone. D’autres proposent de prendre le problème à l’envers et de jouer sur la présence des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, à commencer par le dioxyde de carbone.
Avec des “pièges à carbone” le taux de ce gaz réchauffant l’atmosphère pourrait baisser, pour atteindre des niveaux encore plus faibles qu’avant la révolution industrielle. Enfin, des scientifiques envisagent une troisième solution, encore plus ambitieuse et couteuse, mais aux effets plus puissants encore. L’idée serait d’utiliser un immense pare-soleil stellaire pour limiter l’arrivée des rayons du Soleil sur la Terre.
Les partisans de cette théorie se sont regroupés derrière plusieurs entités comme la Planetary Sunshade Foundation (PSF). Ce regroupement d’ingénieurs, industriels et scientifiques plaide pour l’arrivée dans l’espace d’un immense pare-soleil. En privant la Terre d’une partie des rayons du Soleil, ce système devrait être capable de réduire la température en surface et ainsi annuler les effets du réchauffement climatique.
Une idée fantaisiste ?
L’idée de mettre un pare-soleil en orbite autour de la Terre ne date pas d’hier. Plusieurs scientifiques avaient envisagé cette idée il y a près de 20 ans. Au début des années 2000, c’est le chercheur Roger Angel, professeur à l’université d’Arizona, qui développe cette idée.
Selon lui, la mise en place de 16 000 milliards d’écrans transparents de 60 cm de diamètre au point Lagrange L1 (point d’équilibre gravitationnel à 1,5 million de km de la Terre) permettrait de refroidir la Terre de façon considérable. Il est alors question d’un refroidissement de 4 à 5 °C.
Pendant longtemps, l’envoi d’une telle constellation d’écrans a paru impossible. Mais la Planetary Sunshade Foudation dit aujourd’hui que les récentes avancées de SpaceX rebattent les cartes. Le sujet est pris très au sérieux par la communauté scientifique et une équipe du MIT en a fait son projet d’étude.
Avec Space Bubble, l’idée serait d’envoyer une “bulle de verre” aussi grande que le Brésil sur le point Lagrange L1. Elle serait alors capable de dévier une partie des rayons du Soleil, les envoyant dans le vide de l’espace.
Aucun effet sur la pollution
Ce projet de géo-ingénierie à l’échelle mondiale ne fait cependant pas que des heureux. En plus des coûts de fabrication faramineux, certaines évaluations d’économistes parlent de 1 000 milliards de dollars pour un tel dispositif, la solution est loin de faire l’unanimité.
En effet, si la mise en place d’un pare-soleil en orbite pourrait permettre de réduire les effets du réchauffement climatique en permettant à la Terre de voir sa température moyenne baisser de plusieurs degrés, cela ne serait pas la fin des problèmes pour autant.
Un pare-soleil orbital, aussi puissant soit-il, n’aura jamais aucun effet sur la pollution de l’air ou l’effet de serre en lui-même. Or cette pollution est un sujet sanitaire majeure. L’OMS estime que 231 000 personnes sont mortes en 2023 à cause d’une mauvaise qualité de l’air. Sur le long terme, ce chiffre devrait exploser.
Les défenseurs du pare-soleil orbital en sont les premiers conscients et ils insistent pour que leur solution ne soit que le maillon d’une grande chaîne. Ils demandent à ce que la mise en place d’un tel projet ne stoppe pas net nos efforts pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre ni décourager les projets de “piège à carbone” qui se développent aux quatre coins du monde.
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au lieu de tenter de régler la source du problème ….
Completement con. C’est grave.
Connerie.
La nature ne s’adpterait pas progressivement en restant sur un « climat » artificiel ;
Et donc si soudainement pour X ou Y raison plus d’écran, la planète crêve.