Le 5 janvier 2023, l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep) indiquait dans un communiqué qu’elle démarrait « sa collecte annuelle de données auprès des opérateurs, fabricants de terminaux et centres de données ».
Dans le cadre de son enquête annuelle « Pour un numérique soutenable », l’autorité compte étendre sa collecte de données à de nouveaux appareils, la première édition se contentant de récupérer les données des opérateurs télécoms.
Pour sa nouvelle enquête, l’Arcep va donc étendre sa collecte de données aux fabricants de terminaux (smartphones, ordinateurs, tablettes, TV connectées, box internet) et aux opérateurs de centres de données.
Quelles données sont récupérées ?
Par « données », l’autorité entend « données de consommation électrique ». Pour récolter ces informations, l’Arcep compte donc d’abord sur les chiffres communiqués par les fabricants de terminaux. Sont répertoriées les émissions de gaz à effet de serre « dues à la fabrication et la vente, le volume de terres rares et métaux précieux utilisés pour la fabrication, les volumes de ventes de terminaux neufs et reconditionnés, leur durée totale d’utilisation, ou encore la consommation électrique des téléviseurs et écrans d’ordinateurs ».
Pour le cas des opérateurs de centres de données, les données concernent « l’émission de GES en France, la puissance électrique maximale admissible d’équipements informatiques dans les salles informatiques des centres de données, leur consommation énergétique et électrique, mais aussi les volumes d’eau utilisés ».
Le cas des box internet, répéteurs WiFi et décodeurs TV fait l’objet d’un protocole de mesure spécifique de la consommation électrique. Les résultats des mesures effectuées sur vos appareils seront publiés sur le site de l’Arcep, pour plus de transparence.
Pourquoi un tel dispositif ?
Le but de cette enquête annuelle est multiple. D’abord, l’Arcep souhaite « informer les citoyens » sur les enjeux environnementaux du numérique. L’autorité veut également identifier les activités ayant le plus d’impact sur l’environnement et inciter les acteurs du numérique à prendre des mesures efficace.
Enfin, les données récupérées permettront aussi de suivre l’évolution de notre impact environnemental dans le temps afin de fournir « des éléments pertinents pour l’évaluation des politiques publiques sur le numérique et l’environnement ».
Les consommateurs seront aussi invités à revoir leurs habitudes pour réduire leur consommation d’électricité et donc leur impact environnemental. Alors que la crise de l’énergie touche l’Europe, les citoyens Français ont déjà commencé à adopter de nouveaux gestes pour réduire leur consommation. Fin 2022, la consommation d’électricité au niveau national avait baissé de 8% par rapport à l’année précédente.
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“Ils” nous fatiguent avec leur impact environnemental alors qu’ils se révèlent incapables de lutter efficacement contre les spams et autres arnaques.
“Ils” vont bientôt nous expliquer comment nous conduire au lit pour limiter l’impact environnemental !
La crise de l’énergie est la conséquence de décisions politiciennes stupides et n’a que peu de choses à voir avec nos comportements. Il est donc plus urgent de virer tous les incapables qui nous gouvernent et de mettre au pas ceux qui nous administrent !