Avis aux amateurs de beurre de cacahuètes qui prendront l’avion prochainement. Que ce soit en Europe, aux États-Unis ou en Asie, les avions des compagnies aériennes internationales vous interdiront l’accès à bord si vous êtes en possession de votre pâte à tartiner préférée. Ou du moins, si vous en possédez plus que 100 ml.
Les différentes autorités pour la sécurité dans les avions qui pratiquent cette mesure à l’encontre du beurre de cacahuètes ont de quoi surprendre les voyageurs, qui ne comprennent pas forcément le lien entre leur gourmandise et la régulation sur les liquides, visant surtout les boissons et les flacons de produits hygiéniques de plus de 100 ml (norme établie par l’Organisation de l’aviation civile internationale).
Sur Twitter, un célèbre podcaster américain publiait le 15 mars dernier un message devenu viral. “J’ai essayé de faire passer du beurre de cacahuètes par la sécurité de l’aéroport. La TSA m’a répondu ‘désolé, pas de liquides, de gels ou d’aérosols’. Je veux qu’on me m’explique et qu’on me dise dans laquelle de ces trois catégories le beurre de cacahuètes se trouve”.
I tried to take peanut butter through airport security.
TSA: Sorry, no liquids, gels, or aerosols.
Me: I want you to tell me which of those things you think peanut butter is.
— Patrick Neve (@catholicpat) March 15, 2023
Le sujet a suscité tellement d’intérêt que le New York Times et le magazine Fortune ont enquêté et demandé au régulateur américain d’expliquer son raisonnement. Car il n’est pas question de voir le beurre de cacahuètes comme un danger comme pourrait l’être une arme, ni comme un produit électronique avec une batterie inflammable, mais bien comme un liquide.
C’est un fluide, et même un liquide
Un scientifique, dans le magazine Fortune, a très rapidement rejoint les autorités en leur donnant raison. Dans un article, il expliquait comment en suivant la définition d’un fluide, le beurre de cacahuète entrait dans la catégorie. Il expliquait : “Tout matériau qui s’écoule en continu lorsqu’une contrainte de cisaillement est appliquée est un fluide”.
Si cela a de quoi être déconcertant, c’est parce qu’il existe de nombreux types de fluides, et que celui du beurre de cacahuètes n’a rien à voir avec celui d’une boisson. Il fait partie des fluides non newtoniens, du fait qu’en fonction de la vitesse de son mouvement, il deviendra plus ou moins liquide.
Sa viscosité n’est pas constante ni indépendante de la contrainte, comme les fluides qui obéissent à la loi de viscosité de Newton. Mais il reste un fluide. Si nous poursuivons plus loin la définition, alors nous qualifierons même le beurre de cacahuètes de liquide. Comment le sait-on ? Tout simplement car le beurre de cacahuète n’est pas un gaz, et qu’il n’existe que deux formes de fluides : les liquides et les gaz.
Parmi les autres formes particulières de fluide, on peut aussi compter les fluides granulaires. Dans cette sous-catégorie, de nombreux produits existent, comme le sable, les graviers, les céréales, le sucre… de quoi donner du fil à retordre aux autorités internationales pour savoir ce qu’il est possible ou non d’emporter avec soi à bord et qui dépasserait les 100 ml maximums pour les fluides.
Il en découle de ces lois sur les liquides de vraies zones d’ombre a priori, que des internautes s’empressaient de noter dans les commentaires d’une publication Instagram de la TSA américaine, rappelant pourquoi elle refusait le beurre de cacahuète. Parmi les sujets les plus dingues, celui de la question des chats, qui d’après la définition des fluides pourraient eux aussi entrer dans la catégorie et devenir interdits… sauf s’ils ne dépassent pas 100 ml ?
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bah ! Je suggère donc d’emporter les cacahuètes au kilo plutôt qu’en mililitres (ml).
Car on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse et autant en emporte le vent puisqu’un homme avertit en vaut deux voilà ! Souffre que l’on vous rende l’appareil…