Rappelez-vous, en octobre dernier, les salariés du géant Ubisoft scandaient leur mécontentement devant les divers studios de l’entreprise. Plus de quatre ans après la pandémie de Covid 19, Ubisoft souhaitait revoir ses salariés dans ses bureaux. L’éditeur français annonçait alors vouloir imposer un nombre de jours de télétravail accordé à ses employés, avec un retour imposé au travail en présentiel trois jours par semaine.
Le jeu vidéo en grève ce 12 décembre en France
Depuis quelques mois déjà, Ubisoft est en grande difficulté, avec notamment un Star Wars Outlaws qui n’a pas répondu aux attentes et le report d’Assassin’s Creed Shadows (qui multiplie les polémiques), mais c’est l’industrie vidéoludique dans son ensemble qui souffre. Si les plans de licenciements dans l’industrie vidéoludique suscitent un peu moins d’intérêt de la part des médias et du grand public ces derniers temps, les coupes dans les effectifs concernent plus de 14 500 employés dans le monde en 2024. Colossal donc.
Aussi, le syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV) lance un appel à la grève national dans tout le secteur ce jeudi 12 décembre, se joignant ainsi à l’appel lancé par la CGT pour une grande journée de mobilisation. Pour le STJV, il s’agit évidemment de demander l’arrêt de tous les plans de licenciements en cours, de respecter le dialogue social et le contrôle des acteurs du jeu vidéo.
Le STJV vise spécifiquement le cas Don’t Nod, un studio parisien qui a été visé cet automne par un plan de licenciements concernant près de 70 employés. Ce dernier ne serait que “le résultat d’une direction qui n’a pas cessé de refuser d’écouter les travailleurs et travailleuses, de prendre ses responsabilités et d’agir en conséquence” selon le STJV.
Du côté de chez Ubisoft, on a annoncé cette semaine la fermeture, à compter de juin 2025, des serveurs du jeu en ligne XDefiant. Cela s’accompagnait d’un énième plan de licenciements, concernant l’intégralité du studio Ubisoft San Francisco (143 emploués), ainsi que la totalité d’Ubisoft Osaka et une partie d’Ubisoft Sydney, soit plus de 130 autres employés mis à la porte.
“Nous rappelons que cet appel couvre le champ d’action du STJV dans le secteur privé, et concerne donc toute personne employée par une société d’édition, distribution, services et/ou création pour le jeu vidéo quel que soit son poste ou son statut et quel que soit le domaine d’activité de sa société (jeux, consoles, mobile, serious games, VR/AR, moteurs de jeu, services marketing, streaming, produits dérivés, esport, création de contenu en ligne, etc.), ainsi que tous les enseignants travaillant dans des écoles privées dans des cursus en lien avec le jeu vidéo” indique le STJV.
A noter que cette grande mobilisation souhaitée par le STJV interviendra le même jour que la grande célébration du jeu vidéo aux Etats-Unis, avec les désormais célèbres Video Game Awards, lesquels ont déjà suscité quelques polémiques...
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