Les approches « low code » et « no code » gagnent en popularité. Et cela est d’autant plus vrai en France, qui devient un marché de plus en plus propice à cette filière.
Une demande en hausse dans les PME
Fin octobre, la Station F accueillait la troisième édition du NoCode Summit. Cet événement, décrit comme le plus important au monde dédié aux « no code » et « low code », a réuni plus de 2 500 participants. C’est plus du double par rapport à la première édition, qui en a comptabilisé 1 200.
Pour rappel, ces approches de développement logiciel permettent de créer des applications sans avoir besoin de maîtriser la programmation complexe. Il permet aux utilisateurs sans compétences dans ce domaine de créer des applications en utilisant une interface 100 % visuelle, souvent en glissant-déposant des éléments.
Ces plateformes, de plus en plus populaires, répondent aux besoins des entreprises, surtout des PME, cherchant à accélérer la création de solutions numériques, souvent pour automatiser des processus ou concevoir des applications internes, tout en réduisant les coûts et le temps de développement.
Le fait que le NoCode Summit se soit tenu à Paris semble logique. L’Hexagone est l’un des plus importants marchés mondiaux pour le « no code », selon Emmanuel Straschnov, cofondateur français de Bubble, entreprise spécialisée dans la discipline.
Structuration de la filière en France
Et ce n’est pas pour rien : le climat est favorable à l’expansion de cette approche en France. En 2021, le Syndicat français des professionnels du no code (SFPN) a vu le jour, permettant de structurer et de légitimer cette industrie. Ce dernier a ainsi participé à la reconnaissance officielle du métier de « product builder no code » par l’État.
Ce contexte favorise la naissance de jeunes pousses dans le secteur. Elles sont nombreuses à avoir émergé ces dernières années. SuperForge, par exemple, accompagne les startups early stage dans la conception et le développement de leur produit, grâce à des outils « no code ». Alegria, elle, se spécialise aussi bien dans l’accompagnement de développement en « no code » que dans la formation de professionnels dans la filière.
La demande devrait continuer de grimper dans les années à venir. Selon le cabinet d’analyse Gartner, 70 % des nouvelles applications d’entreprise seront créées en « no code » ou « low code » d’ici à 2025, contre 25 % en 2020. Une tendance logiquement accélérée par l’essor de l’intelligence artificielle (IA).
- À Paris, la Station F a récemment accueilli la troisième édition du NoCode Summit, réunissant 2 500 participants.
- Cette approche de développement logiciel est en plein boom, car elle permet aux entreprises de créer des solutions numériques tout en réduisant les temps et les coûts de développement.
- La France est l’un des plus importants marchés du secteur, avec de plus en plus de jeunes pousses qui y voient le jour.
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Aucun sens sans contrôles du code !
D’ici l’an prochain ? 70% ? Il s’arrêtent à quelle taille d’application et d’entreprise dans leur estimation ? Le logiciel qu’on sort l’an prochain à tellement de règles de gestion qu’il serait impossible de le faire en no code ou alors bonjour l’usine à gaz…
J’ai eu une formation sur un des produits, c’est pas un outils pour dev, tellement c’est limité dans les cas spéciaux à prendre en compte, au mieux un produit pour un analyste qui peut se passer de dev sur des demandes simples et/ou répétitives.
Pareil avec l”IA de développement, qui montre vite ses limites. Dans le logiciels dont je parle plus haut, on a créé des routines de chargement d’un lac de données à partir de fichiers plat en IA il y a 2 ou 3 mois, on a fini par perdre du temps à les déboguer… Pourtant c’était simple ce qu’on demandait et on avait fignolé les prompts…
Quand je pense que ma boîte espère augmenter son CA en IA et no-code pour “limiter” la masse salariale, misère…