L’arrivée d’Airbnb sur le marché a totalement bouleversé nos habitudes. Pendant longtemps, Airbnb s’est imposé comme la solution pour partir en week-end ou en vacances pour un prix plutôt raisonnable, une alternative beaucoup plus intéressante que l’hôtel. Le fait de partager un logement avec d’autres personnes pouvait même séduire plus d’un voyageur en quête d’aventure. Pendant longtemps, on a cru qu’Airbnb pourrait bien signer la mort des hôtels (ou presque). En réalité, l’ubéxrisation de la plateforme démontre qu’à l’heure actuelle, louer un logement de courte durée sur Airbnb n’est plus aussi intéressant. Une étude a récemment démontré que les hôtels sont même moins chers que les locations Airbnb dans 24 des 30 destinations touristiques les plus prisées au monde, même si la France reste une exception.
Aujourd’hui, le gouvernement veut durcir la fiscalité sur les locations meublées, dont les locations saisonnières type Airbnb. C’est une mauvaise nouvelle pour les propriétaires, mais aussi pour les consommateurs. Effectivement, si cela est acté, les prix sur Airbnb pourrait bien monter en flèche.
Moins d’avantages fiscaux…
Le gouvernement veut inciter les propriétaires à privilégier la location vide classique. Dans ce sens, le projet de loi finances actuellement étudié prévoit de supprimer une niche fiscale afin de rendre moins avantageuse fiscalement la location de meublés par des particuliers. Cela concerne les locations de moyenne et longue durée avec un bail minimum d’un an mais aussi, et surtout, les locations saisonnières comme Airbnb. Selon Nice-Matin, cette mesure devrait rapporter 200 millions d’euros l’année prochaine.
Pour faire simple, un particulier qui loue son bien en meublé peut aujourd’hui déduire des amortissements de ses revenus locatifs, sans qu’ils soient pris en compte dans le calcul de la plus-value du logement lors de sa vente. Mais c’est bientôt de l’histoire ancienne. En supprimant cette niche fiscale, les particuliers pourraient être sujets à une imposition plus élevée.
Si cette mesure est effectivement adoptée, cela pourrait enrayer la sévère crise du logement que nous traversons. Les propriétaires pourraient alors privilégier la location vide classique. Mais ceux qui persistent avec la location saisonnière de meublés, notamment sur Airbnb, devront assurément compenser. Et cela passe par une hausse des tarifs.
Mais comme le souligne Marc Wyler, agent immobilier niçois, auprès de Nice-Matin, il est difficile de savoir pour l’instant ce qui sera finalement décidé. En effet, il faut rappeler que les locations touristiques toutes confondues ont rapporté 43 milliards d’euros l’année dernière. C’est un chiffre colossal. Il faut donc faire preuve d’un peu de patience mais le règne d’Airbnb se fissure petit à petit…
- Les locations saisonnières type Airbnb sont dans le collimateur du gouvernement
- La suppression d’une niche fiscale rendrait la location de meublés moins avantageuse pour les propriétaires
- Cela pourrait enrayer la crise du logement et faire grimper les prix sur Airbnb
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Ce n’est pas une niche fiscale. Déduire l’amortissement est la base comptable de toute entreprise. Il suffit d’être au-dessus du seuil du micro bic ou opter pour la déclaration au réel simplifié. Airbnb impose déjà le numéro de Siret. La location en vide ne permet pas de déduire l’amortissement ce qui est une anomalie.
Que l’état soit encore plus dur avec les RBnB , beaucoup de propriétaires achètent logement sur logement dés qu’ils sont vident et les transformes en RBnB et en font un business juteux , spolient de ce faite des personnes qui cherche a ce loger long durée.
1 RBnB / 4 longues devrait être la norme ; certains immeuble en France ce ne sont plus que des RBnB gérer par des sociétés de conciergeries .
Les RBnB ne sont pas le problème du manque de logement vide. Ce manque de logement vide sur le marché est principalement provoqué par le déséquilibre flagrant qu’il y a entre droits des locataires et droits des propriétaires. Ces derniers perdent leurs logements à cause de baux trop protecteurs et doivent surtout remplacer l’état dans son rôle d’assistance en cas de problèmes : loyers impayés, squat, etc… Les propriétaires doivent ainsi prendre un risque trop important et au final, bon nombre d’entres eux ne prennent pas ce risque et restent en location courte durée.
C’est mon cas et impôts ou pas, je ne prendrai pas le risque de devoir payer pendant des années pour un logement occupé par des mauvais payeurs ou par des squatteurs.
Personnellement, l’intégralité des impôts supplémentaires mis sur mon RBnB sera réintégrée dans les loyers.
Dommage pour les vacanciers qui devront nécessairement payer plus.
Changez la loi de façon à pouvoir expulser en 1 mois les mauvais payeurs et vous verrez que les logements reviendront. Cela demande beaucoup moins d’énergie de louer en longue durée qu’en courte durée…
Il ne faudrait surtout ne pas oublier que la France est une destination touristique et que les touristes consomment sur le territoire français et permettent d’importer des devises.
Si les logements pour les touristes disparaissent, les touristes disparaitront aussi. Ils iront consommer à l’étranger. Cela augmentera le déficit de la balance des paiements et induira une augmentation du chômage en relation avec la consommation des touristes.
Si les élus locaux avaient favorisé la construction de logements dits sociaux en temps voulu comme la loi le demande, il n’y aurait pas de pénurie de logements vides pour la location de longue durée.
Encore une fois les élus sont d’une nullité crasse en économie !
Le problème fiscal est réelelment secondaire par rapport aux contraintes imposées par la loi en faveur des locataires comme l’a déjà signalé Stéphane.