- Les ETF sont une alternative plus simple aux investissements boursiers classiques.
- L’engouement en France pour les ETF n’a jamais été aussi élevé depuis 2018.
- Leur popularité est croissante, malgré des performances modestes.
Si l’investissement boursier peut sembler être une science obscure pour la plupart des gens, les ETF (Exchange Trade Funds) sont en plein essor. Depuis que le premier ETF a été créé à Paris il y a 22 ans, ces fonds indiciels se sont faits une place de choix dans le paysage des investisseurs français. Simples à utiliser, dotés d’une liquidité abondante, ils présentent également des coûts plus abordables que la gestion active d’investissements.
Les atouts des ETF
Pour comprendre les atouts de ce type de fond, il faut déjà comprendre ce qu’est un ETF.
L’analogie la plus simple à comprendre serait de comparer un ETF à une boîte de chocolats, tous différents. Pour chercher à connaître la valeur de cette boîte, rien de plus simple : regarder la valeur de chaque chocolat et additionner le tout.
L’ETF est donc en quelque sorte une boîte dans laquelle on a placé plein de chocolats, tous représentatifs d’une fraction d’entreprises différentes : des actions. La valeur totale de la boîte fluctuera en fonction des activités et de la valeur de chaque entreprise.
L’avantage de l’ETF réside alors principalement dans le fait que beaucoup d’entreprises en font partie. Ainsi, les investisseurs peuvent en acheter des parts aussi simplement qu’ils achèteraient des actions d’une seule entreprise.
Cela leur permet alors une capacité de diversification d’investissement élevée. Pas besoin d’être forcément experts en la matière. Les ETF (comme le CW8 par exemple, suivant l’indice MSCI World), sont conçus pour suivre un grand nombre d’indices variés : obligations, indices d’actions ou matières premières.
Leur liquidité est également un atout non-négligeable : sur les marchés boursiers, ils sont négociés en continu. Pour les investisseurs, cela signifie qu’ils peuvent vendre ou acheter des parts à tout moment lorsque le marché est ouvert. Cela rend leur utilisation plus flexible que les fonds communs de placement, qui présentent également des frais de gestion plus élevés que les ETF.
Un engouement croissant
En France, leur intérêt est à la hausse et l’Autorité des marchés financiers a fait remonter cette tendance récemment. Selon ses estimations, 159 000 particuliers français ont acheté ou vendu des ETF au premier trimestre 2023. C’est le plus haut niveau atteint depuis 2018, et cette dynamique devrait encore s’accélérer.
Selon les prévisions, le nombre de personnes concernés par l’achat/vente d’ETF devrait augmenter de 32 % d’ici 2024. Pour la plupart, ces investisseurs se situeront dans la tranche d’âge des moins de 40 ans.
Pour comprendre cet engouement, il faut considérer le fait que de nombreux ETF très variés sont disponibles. Même si les grands indices nationaux (CAC 40, CAC Next20 ou SBF 120 par exemple) maintiennent leur popularité, les ETF qui contiennent principalement dans des obligations (ETF obligataires) connaissent un gain de popularité notable.
Ce petit succès s’explique aussi par la remontée des taux d’intérêts des banques centrales, ce qui permet aux ETF obligataires de se situer aujourd’hui dans le Top 10 des ETF vendus en Europe.
Même si ce succès plutôt rapide est à saluer, les performances récentes des ETF ne sont pas encore mirobolantes. Les grands indices nationaux restent devant, mais la possibilité de faire varier son portefeuille d’investissements reste intéressante à envisager.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Partisan de l’utilisation des ETF, il faut néanmoins faire attention aux chants du marketing. Il est certes tentant pour le néophyte de “croire” que les ETF sont des produits à moindre coûts. Mais il ne faut pas s’arrêter aux frais courants de l’ordre de quelques dizaines de bps certes facialement plus attractifs que les frais des OPC de gestion active. En effet en plus de ces frais il faut rajouter l’écart de prix entre l’achat et la vente (fourchette bin/offer) qu’il n’y a pas sur un fonds que l’on traite à VL unique. De plus il existe un écart (un spread) entre le prix de l’ETF et le prix moyen pondéré de ses composants et c’est un cout supplémentaire qu’il faut rajouter. ET si l’on est un très gros investisseur, la liquidité quotidienne peut être insuffisante sur certains et dès lors nécessite la création de parts qui génère un cout supplémentaire. Mis bout à bout les frais d’un ETF peuvent être parfaitement comparable (voir supérieur à ceux d’un OPC de gestion active). Pour info l’année dernière, sur le marché US, seul 10% des ETF ont battu les marchés.