En 2023, les smartphones haut de gamme pourraient grandement décevoir les consommateurs. C’est ce que suggèrent les premiers retours des usines taïwanaises, là où sont conçues les puces qui équiperont les meilleurs smartphones de 2023.
À Taiwan, il se dit que les puces de Qualcomm et Samsung seront, comme chaque année, plus puissantes que celles de cette année. Mais en 2023, elles seraient surtout plus gourmandes en énergie.
En effet, les puces Exynos et Snapdragon reposent sur une architecture ARM. Grosso modo, ces plateformes intègrent des coeurs peu, moyennement ou très performants. Les coeurs les plus puissants sont logiquement ceux qui consomment le plus d’énergie. Et si les concepteurs ont réussi à optimiser le tout jusqu’à l’année dernière, on observe une surconsommation d’énergie sur les puces de nouvelle génération. On a pu le constater par exemple avec les Galaxy S22 dont l’autonomie est plutôt décevante.
Malheureusement, la nouvelle architecture des puces destinés aux modèles de 2023 semble empirer encore les choses. Selon les retours de Taiwan, les coeurs les plus performants seraient 10% plus gourmands en énergie. On peut donc s’attendre à voir l’autonomie des smartphones premium baisser en 2023. À moins que…
Qualcomm de retour au fait maison ?
Selon les sources du média NotebookCheck, Qualcomm réfléchirait à développer à nouveau l’architecture de ses puces en interne pour éviter ce genre de désagrément. Le géant américain fonctionnait de cette façon jusqu’à la puce Snapdragon 865.
Cela suffira-t-il à compenser ce problème de consommation énergétique ? Pas forcément. Les constructeurs de smartphones devront donc se concentrer sur d’autres points : la batterie, d’abord, dont la capacité pourrait être revue à la hausse. Ils peuvent aussi travailler sur l’optimisation matériel/logiciel.
De la course aux performances
La problématique que rencontrent les fabricants de puces pourrait aussi se résoudre autrement : en renouvelant les processeurs moins souvent. Les constructeurs ont pour habitude d’intégrer une nouvelle puce chaque année avec leurs smartphones. Pourtant, des processeurs de deux voire trois ou quatre ans restent suffisamment performants pour répondre à nos besoins.
Depuis plusieurs années, nos usages n’ont que très peu évolué. En attendant la réalité virtuelle (dont on nous parle depuis 10 ans) et la réalité augmentée (qui commence à poindre) la plupart de notre utilisation se concentre sur du multimédia, du web, un peu de jeu et de la vidéo ainsi que de la photographie.
Si tous ces usages ont évolué – et qu’il nécessitaient donc des améliorations techniques – nous avons atteint un plafond de verre (à l’exception de la photo qui continue d’évoluer). Dès lors on peut envisager de renouveler les puces tous les deux ans par exemple afin de fournir à tous les consommateurs (en fonction de leur date de renouvellement de matériel) des modèles performants. Et pour ne rien gâche, cela ne ferait pas de mal à la planète.
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