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Les voitures pas chères menacent aussi d’être taxées dès 2024

Le gouvernement change le barème du malus écologique – notamment au niveau des émissions de dioxyde de carbone. Les meilleures voitures hybrides seront désormais taxées… mais les voitures pas chères le seront aussi.

Alors que le Projet de Loi de Finances 2024 (PLF 2024) est discuté ce mois-ci au parlement, qui doit voter au plus tard le 31 décembre 2023, plusieurs mesures concernent la transition énergétique. On vous a déjà parlé du malus écologique qui va désormais frapper très fort de nombreux modèles de voitures thermiques, au point d’en décourager l’achat avec plus de 100% de taxes pour les plus polluantes.

Mais il y a cet autre cas qui risque de faire grincer des dents. En effet, et même si le montant sera initialement assez modeste, le nouveau barème du malus lié aux émissions de CO2 pénalise désormais aussi tous les véhicules qui émettent du dioxyde de carbone dès 118 g de CO2 au kilomètre. Ce qui pénalise pratiquement tous les véhicules d’entrée de gamme thermiques sur le marché.

Toutes les voitures thermiques sont désormais passibles d’un malus écologique

On sait que cette taxe sera particulièrement modérée sur les citadines made in France, avec une taxe contenue autour de 50 € et 100 € sur le prix total. Pour d’autres modèles d’entrée de gamme compact, comme la Dacia Sandero, ou la Peugeot 208, le malus sera compris entre 100 et 125 € dès le 1er janvier 2024. De quoi, entre autres, on imagine animer les débats dans l’hémicycle dans les prochaines semaines.

La question de la mobilité et des voitures thermiques reste un sujet sensible pour les ménages, en particulier ceux vivant dans les territoires peu denses, peu équipés de bornes de recharge et où les foyers sont en même temps très dépendants de la voiture ; que ce soit pour aller faire des courses ou se déplacer au quotidien.

Bien sûr, ces taxes ne s’appliquent pas aux voitures électriques. On note d’ailleurs qu’en parallèle, l’Elysée veut proposer quelques modèles de voitures “à 100 € par mois” – et qu’il existe déjà des options à 100 € par mois pour se doter d’une petite voiture électrique, comme la Dacia Spring, la Twingo E-Tech ou la MG4. Toutefois attention : au premier janvier 2024, certains de ces modèles pourraient bénéficier de moins d’aides.

La MG4 notamment, parce qu’elle est produite en Chine et est acheminée en France, devrait voir son prix de vente grimper (après la réduction des aides), et il va donc vite devenir impossible de l’obtenir sous ce seuil symbolique. Une liste d’alternatives bénéficiant du dispositif de voiture à 100 € par mois sera prochainement dévoilée par le gouvernement, ce qui devrait donner un peu de vue sur ce sur quoi il sera possible de se rabattre.

Même dans les zones peu équipées en bornes de recharge, une petite citadine électrique peut avoir du sens pour les petits trajets quotidiens. Il reste en effet possible de les recharger à la maison sur une prise de courant classique, et un nombre croissant de supermarchés et stations service proposent quelques bornes de recharge, si vous craignez de tomber en rade. Si les trajets sont relativement courts, et en fonction de l’autonomie du véhicule, recharger sa voiture à la maison ne sera sans doute nécessaire qu’entre une et deux fois par semaine.

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