Voyager 1 se trouve actuellement à plus de 23,5 milliards de kilomètres de la Terre – comme sa soeur jumelle Voyager 2, la sonde est l’un des tout premiers objets artificiels à entrer dans l’espace interstellaire, hors de la zone d’influence du soleil. Voyager 1 a été lancée par la Nasa le 5 septembre 1977 c’est à dire il y a exactement 44 ans et 11 mois.
La sonde est alimentée par une pile radioactive, qui lui délivre encore suffisamment d’énergie pour faire fonctionner une partie de ses instruments. Même si dans les faits, une majorité de modules ont dû être désactivés ces dernières années. Il n’empêche, Voyager 1 et 2 sont les premières sondes à pouvoir étudier l’espace interstellaire, et à ce titre, la moindre donnée qu’elles peuvent encore transmettre garde un intérêt scientifique.
Voyager 1 utilisait un ordinateur de bord défectueux
Voyager 1 dispose ainsi encore d’un système d’analyse des rayons cosmiques, d’un système d’analyse des particules chargées de faible énergie, d’un magnétomètre et d’un sous-système capable de mesurer la densité d’électrons. La sonde Voyager 2 quant à elle peut encore transmettre des données issue d’un autre module dédié à l’étude du plasma. Pour le reste aucune des deux sondes ne peut transmettre d’images à la Terre comme par le passé.
Or en mai dernier les scientifiques du JPL ont constaté un problème de transmission – qui aurait bien pu signifier la fin de la mission. Le système d’alignement de l’antenne transmettait des données télémétriques inadéquates, mais les ingénieurs ont rapidement compris quelle en était la cause. Le système s’est en effet mis à confier les données à un ordinateur de bord que le JPL sait défectueux depuis des années.
Lire aussi – La sonde Voyager 1 semble s’être perdue dans le vide de l’espace
Et c’est pourquoi ils ont du mettre au point une nouvelle mise à jour – forçant la sonde à utiliser le bon ordinateur de bord. Selon la Nasa, il faut actuellement 21 heures 48 minutes et 26 secondes pour transmettre ou recevoir des données de la sonde à la distance à laquelle elle se trouve. L’opération s’est révélée être un succès, et les scientifiques de la mission espèrent maintenant continuer à recevoir des données jusqu’à au moins l’horizon 2025.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.