- La comète Nishimura approche très près de la terre à la mi-septembre.
- Cette comète est plutôt remarquable en raison de sa découverte tardive.
- Son observation est possible, mais soumise aux conditions naturelles.
La nouvelle ravira certainement les amateurs d’astronomie. Un mois après la Nuit des étoiles (passage de la Terre au milieu de l’essaim de météores des Perséides), les observateurs célestes auront peut-être encore de quoi ravir leurs pupilles. Cette comète de taille inconnue erre continuellement dans le système solaire externe et sera au plus près de la Terre à la mi-septembre. Alors, y a-t-il de quoi sortir les télescopes et les lunettes astronomiques ? Avec un peu de chance, c’est possible !
Nishimura, une comète plutôt remarquable
Cette comète a été baptisée en l’honneur de son premier observateur, un astronome amateur japonais du nom de Hideo Nishimura. Ce dernier l’a vue passer pour la première fois dans son objectif le 12 août de cette année.
Qu’est ce qui rend cette comète si unique ? C’est qu’habituellement, une comète est découverte des mois ou des années avant d’atteindre leur point de périhélie (point le plus proche du Soleil).
En ce qui concerne Nishimura, elle a été découverte très tard et à proximité de son périhélie. Cela offrira aux observateurs la sympathique possibilité de l’admirer lorsqu’elle sera au summum de sa visibilité. En résumé, elle sera à son point le plus brillant, et devrait être plus facilement observable.
Elle atteindra ce fameux point le 17 septembre et se situera alors à une distance de 43 millions de kilomètres de notre astre. Actuellement, elle file à toute vitesse dans la constellation du Lion et sera au plus proche de la Terre le 12 septembre, soit à 125 millions de kilomètres de distance.
Une observation réservée aux matinaux et aux chanceux
L’observation de Nashimura reste cependant incertaine. Les comètes sont des corps astraux assez imprévisibles et certaines se désintègrent même lorsqu’elles approchent du Soleil. Dans le cas de Nashimura, sa trop grande proximité angulaire avec celui-ci pourrait compliquer l’observation. Cette donnée est très importante à prendre en compte pour les observateurs. Dans certains cas, si l’objet céleste est trop proche du Soleil, il peut être noyé dans sa lumière et rendre sa distinction impossible.
Dans tous les cas, il faudra se lever tôt le 9 et 10 septembre pour espérer apercevoir Nashimura. Vers 6 heures du matin, il faudra porter ses instruments vers le nord-est, juste à gauche de l’étoile du Berger, l’autre nom de Vénus.
Même bien équipé, il faudra alors que le ciel soit dégagé et sans trop de pollution lumineuse pour espérer observer quoi que ce soit. Ainsi, le facteur chance rentrera également en jeu, ce qui rajoute toujours un peu de piment aux observations célestes.
Vous l’aurez compris, observer cette comète demandera que les bonnes conditions soient réunies. Profiter de ce spectacle à l’œil nu paraît tout de même légèrement complexe. Le mieux reste quand même de s’équiper a minima d’une bonne paire de jumelles.
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