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Priscilla : 4 raisons d’aller voir le film sur Priscilla Presley et la part d’ombre du King

Le nouveau film écrit et réalisé par Sofia Coppola vient tout juste de sortir dans les salles obscures de l’Hexagone. C’est parfait pour commencer 2024.

Après une excellente année 2023 pour les amateurs de cinéma, 2024 réserve son lot de bonnes surprises aux cinéphiles. L’année est à peine lancée que, déjà, une pépite est à découvrir sur grand écran. La scénariste et réalisatrice Sofia Coppola ouvre cette nouvelle année avec son tout nouveau film : Priscilla.

Après l’acclamé Elvis en 2022, la cinéaste Sofia Coppola a choisi de nous livrer une autre version de l’histoire du King. Loin de celle contée par le colonel Tom Parker dans le métrage réalisé par Baz Luhrmann, nous découvrons Elvis Presley à travers les yeux de Priscilla Beaulieu (qui deviendra Presley), sur qui le chanteur jette son dévolu alors qu’elle n‘a que 14 ans. Un “détail” qui est souvent omis, mais qui a toute son importance. Avec Priscilla, Sofia Coppola fait ce qu’elle fait de mieux : elle nous emmène à la rencontre d’une femme coincée dans une cage dorée. Voici 4 raisons d’aller voir Priscilla au cinéma.

1) Pour l’importance de parler d’une facette méconnue d’Elvis Presley

Pour beaucoup, Elvis Presley est une figure emblématique du paysage culturel américain. Icône du rock’n’roll, il a fasciné des générations et profite d’une popularité démesurée. Sous l’emprise du colonel Tom Parker pendant des années, l’histoire du chanteur émeut les foules et contribue à parfaire la légende du King. Mais l’histoire oublie régulièrement une facette pourtant moins admirable d’Elvis Presley : celle d’un homme de 24 ans qui a entamé une relation avec une adolescente de 14 ans. C’est précisément ce que veut raconter Sofia Coppola dans Priscilla.

Le film s’appuie sur Elvis et Moi, l’autobiographie de Priscilla Presley publiée en 1985. Elle y raconte sans détours toute sa relation avec le chanteur. De leur première rencontre en 1959 à leur divorce en 1973. En jetant son dévolu sur Priscilla, âgé de 14 ans lorsqu’ils se rencontrent pour la première fois, Elvis Presley fait de la jeune fille sa propre poupée. Subtilement, il s’immisce dans sa tête et lui impose ses standards. Ce qu’elle peut porter, couleurs et motifs, la couleur de ses cheveux, la quantité de maquillage… Il la façonne comme il le désire. Très jeune et en proie à ses premiers émois, Priscilla se plie docilement à toutes ses exigences pour devenir la femme de ses rêves. Elvis aime et chérit Priscilla, mais la traite comme un bel objet.

Malgré tout, Priscilla ne part pas en guerre contre l’image d’Elvis Presley. Si Sofia Coppola montre ici et là ses accès de colère et de violence et ses comportements toxiques, tout est subtil et rien n’est fait pour nuire gratuitement au King. Sans lui enlever totalement ses lettres de noblesse ni en faire un monstre, Priscilla remet plutôt les choses à leur place. Rappelons que dans Elvis, sa relation avec Priscilla, qui a tout de même duré 14 ans, n’est que brièvement mentionnée et montrée. Moins de subtilité n’aurait peut-être pas fait de mal au métrage, mais c’est un détail.

2) Pour les thématiques propres à Sofia Coppola

Priscilla, c’est Sofia Coppola qui fait du Sofia Coppola. Quand on s’attarde sur sa filmographie, on constate que la cinéaste s’empare des histoires de jeunes filles victimes d’une certaine solitude, qui s’ennuient dans une cage dorée. Ses personnages féminins vivent plusieurs moments marquants, signifiant leur passage à l’âge adulte.

Dans Priscilla, tout y est. Priscilla Beaulieu n’a donc que 14 ans quand sa route croise celle d’Elvis et elle a encore tant à apprendre. Bien que l’adolescente ait voulu cette histoire d’amour, qui s’apparente pour elle à un conte de fées, elle réalise en chemin que cette idylle rêvée ne tient pas toutes ses promesses. Que la réalité n’est pas aussi glamour qu’elle l’aurait voulu. Délaissée par son amour qui enchaîne tournages et tournées, Priscilla est ainsi une jolie poupée qu’on montre aux soirées. Derrière les paillettes, elle s’ennuie fermement dans la grande demeure qu’est Graceland. Tout au long de Priscilla, on ressent l’immense solitude de cette jeune fille qui a tout quitté pour suivre son cœur. Jusqu’à ce qu’elle retrouve, finalement, sa liberté.

Priscilla
© A24

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3) Pour l’esthétique soignée dont Sofia Coppola a le secret

Sofia Coppola a l’habitude de nous éblouir. Ainsi, Priscilla s’offre une photographie à couper le souffle aux couleurs pastel et qui sent bon la laque. Visuellement, le long métrage est une réussite. Les costumes et les tenues des personnages, particulièrement ceux de Priscilla, font briller nos yeux. Les décors de Priscilla réussissent avec justesse à nous plonger dans les années 60 et 70. On se délecte pendant presque deux heures devant le grand écran.

Priscilla
© A24

4) Pour la performance de Cailee Spaeny

Présenté lors de la Mostra de Venise en septembre dernier, Priscilla est salué par les prestations remarquables de Cailee Spaeny (Mare of Easttown) et Jacob Elordi (Saltburn ; Euphoria). Mais des deux, c’est bien l’actrice chargée de représenter Priscilla Presley qui nous scotche à notre siège.

La jeune femme a reçu la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine lors de la Mostra de Venise. Après avoir enfin vu le film, on comprend que c’était la moindre des choses. Cailee Spaeny porte le nouveau long métrage de Sofia Coppola et nous envoûte. Touchante tout en étant solide, elle arrive à donner du relief au personnage complexe de Priscilla Presley. Les Golden Globes sont proches. On ne serait pas surpris que Cailee Spaeny remporte celui de la meilleure actrice, catégorie dans laquelle elle est nommée.

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