Il y a des longs métrages qui nous marquent. Assurément, Saltburn en fait partie. Effectivement, le nouveau film de la réalisatrice Emerald Fennell marque les esprits. Disponible sur Prime Video depuis le 22 décembre dernier, Saltburn fait beaucoup parler de lui.
Sulfureux, tordu, dérangeant, à la beauté fascinante… En quelques jours seulement, Saltburn a affolé la toile. Sur les réseaux sociaux, comme TikTok ou X (ex-Twitter), les spectateurs n’hésitent pas à partager leur avis après avoir visionné le long métrage. Le film est dans le top 10 des programmes les plus regardés sur Prime Video dans le monde. Numéro 9 en France en milieu de semaine, il est à la quatrième place à l’heure où nous écrivons ces quelques lignes. Et quelque chose nous dit qu’il pourrait continuer à grimper… Aux États-Unis, il est au sommet du classement.
Saltburn : pourquoi tout le monde parle-t-il de ce film ?
Croyez-nous, Saltburn ne vous laissera pas indifférent. Interdit aux spectateurs de moins de 18 ans, le nouveau film d’Emerald Fennell n’hésite pas à venir nous titiller et à nous mettre mal à l’aise. Mais n’est-ce pas tout l’intérêt ?
Saltburn nous ouvre les portes de la haute société britannique au beau milieu des années 2000. Nous sommes en 2006 à l’Université d’Oxford quand le brillant, timide et “sans-le-sou” Oliver Quick croise la route du beau, populaire et incroyablement riche Felix Catton. Très vite, les deux étudiants se lient d’amitié. Si bien que Felix finit par inviter Oliver à passer l’été dans sa luxueuse demeure familiale. Mais l’amitié d’Oliver envers Felix glisse doucement dans la fascination malsaine.
Issu d’une famille très modeste à problèmes, l’univers des Catton fait briller les yeux d’Oliver. Le jeune étudiant va passer un été magique qu’il n’est pas près d’oublier…
Pendant 2h11, Emerald Fennell nous livre donc un long métrage mystérieux et scandaleux à l’esthétique léchée. Ce qui commence comme un film coming of age se transforme petit à petit en thriller psychologique déroutant. Tous les personnages sont extravagants et on a parfois du mal à savoir où nous emmène la réalisatrice. Mais l’envie de connaître leurs desseins est plus forte que nous.
Oliver veut-il être avec Felix ou veut-il être Felix ? C’est une grande question. Jusqu’au dernier moment, Saltburn nous surprend. Le long métrage est gratifié de plusieurs scènes extrêmement marquantes, qui resteront en mémoire. Dont une qui n’est pas sans nous rappeler le traumatisme de la scène de la pêche de Call me by your name. Oui, oui.
Il est difficile d’en dire plus sans vous gâcher Saltburn. Mais le long métrage profite d’une photographie magnifique avec des plans extrêmement beaux. Après avoir vu Saltburn, vous n’entendrez plus Murder On The Dancefloor de la même manière.
Aussi, Barry Keoghan (Les Banshees d’Inisherin ; Mise à mort du cerf sacré) est extraordinaire. Malgré le fait qu’il soit bien entouré, il porte le film avec brio. Tout à fait troublant, il offre ainsi une prestation impeccable dans le rôle d’Oliver Quick. Si bien qu’il est nommé aux Golden Globes 2024 pour son interprétation.

De son côté, Jacob Elordi (Euphoria) ne démérite pas dans la peau de l’hypnotisant Felix Catton. La prestation de Rosamund Pike (Gone Girl) lui vaut une nomination pour un Golden Globes en tant que Meilleure actrice dans un second rôle. Celles de Richard E. Grant (Jack et Sarah), Alison Oliver (Conversations with Friends) et Archie Medekwe (Midsommar) sont aussi à souligner.
Saltburn est le deuxième film de la réalisatrice Emerald Fennell. Après l’acclamé Promising Young Woman, la cinéaste réalise un deuxième coup de maître. Mais quand on propose un métrage aussi sulfureux que Saltburn, on s’attend à diviser l’opinion. Ouvertement scandaleux, ça passe ou ça casse pour ce film.
Sur le site d’AlloCiné, la presse accorde la moyenne de 2,6 sur 5 à Saltburn tandis que les spectateurs sont plus indulgents avec la note de 3,7. C’est vrai que le long métrage n’est pas exempt de défauts. Certains éléments de l’intrigue auraient pu être améliorés et plus travaillés, mais cela est compensé par des acteurs au meilleur de leur forme, une photographie soignée et une bonne mise en scène. Dans l’ensemble, Saltburn reste une sacrée surprise.
S’il n’est pas le film de l’année, Saltburn a le mérite de nous laisser un souvenir impérissable et d’ouvrir la réflexion et le débat… C’est à voir dès à présent sur Prime Video. Un conseil : ne regardez absolument pas ce film en famille.
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