Proposition de loi : un an de prison pour les diffuseurs de « fake news »

Une sénatrice propose une loi contre les « fake news » en France.

Le problème des « fake news » ou des articles de désinformation ne date pas d’hier. Mais ceux-ci ont particulièrement fait parler d’eux après l’élection américaine. Depuis, face à la polémique, Facebook a pris des mesures aux USA, en Allemagne et en France (en partenariat avec les médias) pour limiter les portées de ces contenus.

Mais visiblement, ces efforts n’ont pas suffi à la sénatrice Nathalie Goulet (UDI-UC). Récemment, elle a déposé une proposition de loi qui cible non seulement ceux qui écrivent les fake news, mais aussi ceux qui diffusent.

« Chacun peut aujourd’hui publier ses écrits depuis un ordinateur ou un téléphone portable, déclare l’élue de l’Orne. C’est en soi une très bonne chose, mais il faut prendre acte de cette transformation de la presse qui est aussi et malheureusement à l’origine d’abus de plus en plus nombreux ».

Pour résoudre le problème, Nathalie Goulet voudrait, dans sa proposition de loi, qu’on sanctionne d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende « l’éditeur, le diffuseur, le reproducteur, le moteur de recherche ou le réseau social ayant maintenu à la disposition du public des nouvelles fausses (…) pendant plus de trois jours à compter de la réception du signalement par un tiers de leur caractère faux ».

Cependant, il y aurait peu de chance pour que cela soit adopté rapidement. En effet, selon les explications de LCI, la proposition doit d’abord être inscrite à l’agenda du Sénat et de l’Assemblée nationale. Et cela ne sera possible qu’après plusieurs mois à cause du calendrier électoral, toujours selon les explications de LCI.

D’ici là, les géants du web comme Facebook et Google trouveront peut-être d’autres solutions pour encore plus réduire les portées des articles de désinformation sur la toile.

La firme de Mountain View, par exemple, a récemment donné un nouvel outil à ses contractants pour que l’algo du moteur de recherche puisse pénaliser certains types de contenus qui auraient eu pignon sur rue dans les résultats de recherche.

(Source)


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4 commentaires

  1. Et on prend les paries que la première victime de cette loi sera la satyre ? Pas très Charlie tout ça.

  2. Emmanuel Bouillon on

    Pourquoi pas, mais… Et le Gorafi ? Et toutes les chaines parodiques ?

    Faut-il condamner un site qui publie des news « fausses », mais sarcastiques, sur le ton de l’humour. A quel moment c’est de l’humour, a quel moment c’est de la fausse news ?

    Cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=u2YRoO0kZPE Humour, ou fake news ?

  3. Mieux encore… Qu’est ce qu’une fake news ? Va t’on créer une police de la pensée étatique à la DECODEX du Monde pour valider ce qui relève d’une fake news ou non ?

  4. C’est clair, ça va être un formidable outil de censure et de contrôle de l’information. Si un autre Edward Snowden se manifeste d’ici quelques mois-années, il sera peut-être catalogué de « fake news » et toute l’affaire sera étouffée dans l’oeuf… J’aime 🙂

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