L’intelligence artificielle permet de répondre à des questions complexes, mais aussi de prédire des scénarios à partir de probabilités. C’est dans cette optique, que des scientifiques ont mis au point une intelligence artificielle spécialisée dans la lutte contre le réchauffement climatique, ClimateGPT. Selon ses créateurs, l’Endowment for Climate Intelligence (ECI), cette IA serait capable de créer des solutions inédites pour lutter contre le réchauffement climatique.
Ce n’est cependant pas une grande première mondiale, le GIEC a déjà par le passé utilisé les capacités d’une intelligence artificielle pour résoudre des problèmes complexes liés au climat. Avec ClimateGPT, l’ECI veut proposer un nouvel outil pour aider “les chercheurs, les décideurs politiques et les chefs d’entreprise” dans leur lutte contre le réchauffement climatique.
Pour aller dans ce sens, l’IA serait capable de synthétiser des données de recherche, générer des scénarios climatiques futurs, mais aussi identifier des vulnérabilités au sein d’une population ou une infrastructure cible.
Afin de travailler de la meilleure des manières, l’IA sera alimentée par une base de données assez impressionnante. Ses créateurs ont mentionné plus de 10 milliards de pages web ainsi que des millions d’articles scientifiques sur le réchauffement climatique.
Un système sans limites ?
Certains scientifiques sont cependant assez sceptiques sur les résultats à venir de cette IA. Selon eux, l’intelligence artificielle ne peut pas produire de nouvelles données. Elle ne fait que “recycler” ce qu’elle a appris dans sa base de données, elle peut tirer des conclusions, mais pas proposer des solutions inédites. Cette capacité de projection et d’imagination est encore bien loin des capacités de l’IA.
Une utilisation qui serait donc limitée à un travail de synthèse. Mais les scientifiques craignent que tout cela ne soit pas vraiment rentable quand on connaît les demandes énergétiques d’une intelligence artificielle pour fonctionner correctement.
Une source de pollution supplémentaire
Car c’est là tout le paradoxe. L’intelligence artificielle est une solution ultra-polluante. La moindre recherche sur ChatGPT émet des quantités phénoménales de gaz à effet de serre.
Dans son ensemble, notre consommation des produits technologiques serait responsable de 4% de la pollution mondiale. Dans une étude récente, des scientifiques ont estimé que l’intelligence artificielle devrait consommer autant d’eau que le Royaume-Uni en 2027.
En ce qui concerne ClimateGPT, ses créateurs ont assuré qu’ils voulaient limiter autant que possible l’impact environnemental de leur IA. Ils ont proposé leur intelligence artificielle dans une vingtaine de langues sur leur site internet. Son utilisation ne se fait pour le moment que via invitation.
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