La start-up Aven, basée à San Francisco aux États-Unis, a récemment obtenu le statut de licorne. Ciblant les personnes aisées, elle propose une carte de crédit garantie par la valeur nette de la maison de l’utilisateur, ce qui lui permet d’emprunter des montants significatifs.
Le produit phare d’Aven : la Home Card
Aven a été fondée en 2019 par Sadi Khan, Collin Wikman et Murtada Shah, anciens responsables des produits, de la conception et de l’ingénierie chez Facebook et Square. Avec son produit, la jeune pousse souhaite proposer une alternative aux crédits non garantis.
Sa carte, baptisée Home Card, est déjà disponible dans 32 États américains. Elle devrait être déployée dans les 18 autres avant la fin de l’année. « Nous pensons qu’il n’y a aucune raison pour qu’une personne possédant un bien et ayant un bon historique de crédit ait recours à un crédit non garanti. Le crédit non garanti est coûteux et malsain », indique Sadi Khan, cofondateur et PDG de la fintech.
La Home Card s’apparente aux lignes de crédit sur valeur domiciliaire (HELOC), mais sous la forme d’une carte de crédit. « Avec nos cartes de crédit adossées à des actifs, nous donnons aux consommateurs un crédit pour ce qu’ils possèdent – ce qui leur permet d’économiser des milliers d’euros sans sacrifier la commodité », poursuit le dirigeant.
Ainsi, les utilisateurs peuvent retirer de l’argent via une application, sans limite quotidienne, ce qui offre une grande flexibilité pour les dépenses. Les taux d’intérêt appliqués sont en outre plus bas que ceux des cartes de crédit traditionnelles, une caractéristique attrayante pour les emprunteurs disposant d’importantes ressources financières. Ils sont justement la cible d’Aven, ses clients types enregistrant des revenus supérieurs à 100 000 dollars.
Une levée de fonds pour booster sa croissance
Selon le PDG, la Home Card est majoritairement utilisée pour des dépenses conséquentes, comme « des projets d’amélioration de la maison, la consolidation de dettes ou les colonies de vacances des enfants ». C’est d’ailleurs préférable, car son utilisation pour des achats quotidiens peut inciter à une gestion imprudente des finances, mettant en danger la valeur de la maison en cas de défaut de paiement.
Les clients sont tenus de rembourser le montant emprunté sur leur carte de crédit chaque mois. Cela inclut le paiement d’un montant minimum requis, qui est généralement calculé comme un pourcentage du solde total dû. Pour sa part, Aven perçoit des intérêts sur les prêts accordés, ainsi que sur des frais d’interchange lorsque les consommateurs utilisent leur carte.
Ce 19 juillet, la fintech a levé 142 millions de dollars en série D, une stratégie visant généralement à intensifier la croissance d’une société. En amont, elle a annoncé la création d’un comité consultatif chargé de l’aider à se développer tout en protégeant les intérêts de ses détenteurs de cartes.
Pour l’heure, un potentiel déploiement à l’étranger ne semble pas au goût du jour. Mais le modèle d’Aven pourrait trouver un écho dans un écosystème fintech en pleine expansion. Il lui faudrait néanmoins s’adapter aux spécificités et aux attentes des consommateurs locaux.
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