En quelques années, les influenceurs ont pris une place extrêmement importante dans le quotidien des internautes. Leur puissance de frappe n’est pas négligeable. Depuis l’année dernière, leur métier, désormais reconnu, est mieux encadré en France, et la loi de la jungle est bel et bien terminée. En effet, certains créateurs de contenu se sont laissés aller à des dérives alarmantes. Mais la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) veille désormais au grain et n’hésite pas à recadrer les influenceurs qui prennent quelques libertés.
Aujourd’hui, les influenceurs français doivent bien préciser quand il est question d’un partenariat rémunéré ou d’une collaboration commerciale, et doivent surtout s’assurer de l’intégrité du produit dont ils font la promotion au risque d’écoper de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 300 000 euros.
C’est dans ce contexte qu’arrivent les “désinfluenceurs”. À contre-courant des influenceurs que nous connaissons tous très bien, ils mettent en garde les internautes face à ceux qui les poussent à la consommation.
La désinfluence, nouvelle tendance ?
Loin de la course au consumérisme, les désinfluenceurs ne mâchent leurs mots. Là où les influenceurs encensent de multiples produits qu’ils reçoivent, les désinfluenceurs, eux, n’hésitent pas à dénoncer les pratiques abusives ou simplement remettre l’achat en perspective : ce produit est-il vraiment efficace, et en avez-vous vraiment besoin ?
Ainsi, des créateurs de contenu comme Nastblog vont analyser le produit dont tout le monde parle sur les réseaux sociaux, et donner leur avis en toute transparence. Ces désinfluenceurs peuvent même aller jusqu’à lourdement critiquer un produit qu’ils jugent médiocre, ou qu’ils estiment être une arnaque. L’idée est donc d’ouvrir les yeux à certains internautes qui tombent facilement dans le panneau de l’influence. Il semblerait que la tendance de la désinfluence ait émergé après l’arnaque de l’influenceuse Mikayla Nogueira, qui avait fait la promotion d’un mascara L’Oréal révolutionnaire alors qu’elle portait des faux cils…
Mais derrière ces mises en garde, ces désinfluenceurs ne deviennent-ils pas, à leur tour, ce qu’ils dénoncent ? Car bien souvent, en critiquant un produit, ils mettent en avant une alternative… Si elle est souvent plus abordable et efficace, cela n’en reste pas moins une légère incitation à l’achat. Malgré la promotion d’une consommation plus responsable, les désinfluenceurs n’échappent pas au travers de l’influence. Au fil du temps, les marques et les entreprises ont bien compris l’enjeu de cette nouvelle tendance et pourraient se la réapproprier.
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Influence, “désinfluence”, dans les deux cas il s’agit d’influencer. Informer serait plus acceptable, encore qu’on puisse pareillement (dés)influencer en informant, volontairement ou non du reste.
“Les informés” c’est pris, ça existe déjà. Peut-être “informateur” en lieu et place d'”influenceur” ?
Au total, ne pas se laisser influencer mais rester informé, en tous les cas prêter une oreille attentive à toutes les sources d’information, même la désinformation est une information, tout est info, mensonges, affabulations et faits avérés. Mentir à quelqu’un qui flaire notre mensonge ? Imaginer la somme d’infos ainsi communiquée, sauf que ce n’est pas celle que l’on entendait transmettre.
Je dis ça je dis rien : je crois n’avoir jamais croisé le média d’un influenceur, le concept ne m’a jamais intéressé.