Hollywood ne serait rien sans Wall Street. Vendredi 5 décembre, quelques heures après que Netflix soit entrée en négociation exclusive avec Warner Bros. Discovery Inc., un méga-deal de 82,7 milliards de dollars a été annoncé, conférant la vente des studios de cinéma, de télévision et de nombreuses franchises à succès (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, DC Comics) à la plateforme de streaming.
Netflix a remporté les enchères face à des rivaux comme Paramount Skydance. Pour ce faire, l’entreprise a pu s’appuyer sur le milieu financier de New York, et notamment trois banques : Wells Fargo, HSBC et la branche américaine de BNP Paribas. Comme le rapporte Bloomberg, ce sont avec eux que Netflix a pu monter son offre de rachat, en apposant, aux côtés d’un partage d’actions, une somme en cash.
3 banques, 59 milliards $ et un prêt non garanti
Peu après l’annonce, il a été révélé que Netflix ait contracté 59 milliards de dollars via un prêt très spécifique, appelé un « prêt relais non garanti » (« unsecurred bridge loan » en anglais). Un type de crédit proposé rarement par les banques, à court terme, sans aucune garantie collatérale, pour couvrir un besoin temporaire de financement. En l’occurrence, avec Netflix, les banques se sont basés sur la solvabilité et la confiance dans l’entreprise pour débloquer une telle somme.
Les détails de cet accord entre HSBC, Wells Fargo, BNP Paribas et Netflix n’ont pas été encore révélés, et on ne sait combien gagneront ces établissements de crédit. Référence dans la finance, Bloomberg mentionnait que les opérations de rachat de cette envergure passent généralement par des formes de dettes plus permanentes, comme des obligations d’entreprises.
Une chose est sûre, ce type de prêt accordé par les banques résulte généralement de la volonté de certains établissements à créer une base solide de confiance pour des opérations ultérieures, avec des « mandats plus rémunérateurs », comprenez par là des opérations plus rentables, ajoutait Bloomberg.
D’autres prêts relais non garantis ont été conclus par le passé, mais le plus gros d’entre eux fait partie de la même échelle que celui de Netflix. Il s’agissait de Anheuser-Busch InBev SA, qui obtenait 75 milliards de dollars en 2015 pour financer le rachat de la multinationale SABMiller Plc spécialisée dans le brassage et les boissons. Au terme du rachat, les actionnaires de Warner Bros. Discovery Inc. recevront 27,75 dollars par action, en numéraire et en actions Netflix.
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