Le réchauffement climatique est un processus complexe ; si l’on met bien volontiers en lumière le rôle du CO2 et plus généralement des émissions de gaz à effet de serre pour l’expliquer (à raison !), il ne faut pas négliger l’influence d’autres facteurs environnementaux. Changements dans les courants océaniques, déforestation, changement de l’albédo terrestre (proportion de la lumière solaire incidente réfléchie par la surface terrestre sans être absorbée) ou encore la présence de certains nuages.
En effet, ces derniers, selon leur espèce, influencent les températures terrestres de manière variable, en fonction de leur altitude et de leur composition. C’est justement pour mieux comprendre cette dynamique que le satellite EarthCARE a été lancé le 28 mai dernier. Celui-ci a pour objectif d’examiner le rôle des nuages dans l’évolution du climat, une mission qui durera trois ans.
Nuages réchauffants vs nuages refroidissants
Les nuages épais et proches des terres, comme les cumulus, jouent un rôle prépondérant dans le refroidissement du climat terrestre. Leur réflectivité renvoie une large part des rayons solaires incidents vers les confins de l’espace, agissant ainsi telle une ombrelle naturelle. Ce phénomène, connu sous l’appellation d’albédo, contribue à maintenir des températures plus fraîches en surface. Les cumulus, souvent localisés à des altitudes relativement modestes (inférieures à 2 000 m), sont constitués de denses gouttelettes d’eau, accroissant leur capacité réflective face à la lumière solaire.
En revanche, les nuages éthérés et élancés, comme les cirrus, exercent une influence diamétralement opposée sur le climat. Situés à plus haute altitude, généralement entre 6 000 et 12 000 mètres, leur fine structure et leur composition en cristaux glacés leur permettent de laisser filtrer partiellement les rayons solaires, réchauffant ainsi les couches d’air inférieures. En plus de cela, ils piègent la chaleur émise par la surface terrestre. Ce rayonnement infrarouge est partiellement absorbé puis réémis par les cristaux de glace constituant ces nuages, un processus contribuant à l’effet de serre.
Ce phénomène revêt une importance particulière, les cirrus agissant telle une couverture isolante, empêchant la chaleur de s’échapper vers l’espace. Cela a pour effet de réchauffer les strates inférieures de l’atmosphère, un processus communément dénommé effet de serre radiatif. Selon les estimations, entre 28 et 42 % de la surface terrestre est couverte de ces cirrus, un taux variant selon les saisons. Leur présence tend à croître durant les périodes plus fraîches, mais décline lors des périodes plus clémentes.

Pourquoi la mission EarthCARE est-elle si importante ?
Positionné à une altitude de 400 km, le satellite EarthCARE orbite en surveillant l’atmosphère terrestre afin d’analyser méticuleusement les nuages. Un instrument de pointe embarqué à son bord utilise un laser performant pour mesurer avec précision leur teneur en eau, la taille des nuages, ainsi que leur vitesse de déplacement.
Cette technologie de pointe permettra d’appréhender bien mieux l’interaction complexe des nuages avec les rayons solaires et leur impact sur le climat que nous connaîtrons à l’avenir. L’objectif primordial de cette mission est de déterminer si le réchauffement climatique favorisera la formation de nuages exerçant un effet refroidissant ou réchauffant, et de comprendre comment ces nuages influenceront à leur tour l’évolution du climat.
Les données récoltées par EarthCARE permettront d’affiner les prévisions climatiques et de développer des stratégies d’adaptation adéquates face à la montée des températures. Sans les données cruciales fournies par le satellite EarthCARE, il serait, en effet, impossible de connaître les types de nuages qui domineront à l’avenir ainsi que leurs conséquences sur le réchauffement global.
Il est toujours bon de rappeler que le réchauffement climatique, même s’il est fortement accéléré par les activités humaines, est aussi influencé par des facteurs naturels. Ceux-ci jouent un rôle important dans ce phénomène, même si les preuves scientifiques démontrent explicitement que la principale force motrice du réchauffement reste bien l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique.
- Les nuages, selon leur type, jouent aussi un rôle dans le réchauffement climatique.
- Certains nuages refroidissent l’atmosphère (cumulus), tandis que d’autres la réchauffent (stratus).
- Le satellite EarthCARE vient d’être envoyé en orbite il y a quelques jours justement pour étudier plus précisément l’impact des nuages sur le climat.
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S’ils arrêtaient de nous balancer leurs produits dans les chemtrails, c’est plus que sur que l’on aurait moins de problèmes.
ET qu’on ne vienne pas me dire que les chemtrails n’existent pas.
C’est tous les jours qu’ils quadrillent le ciel quand il fait beau.
Et ensuite le ciel est tout laiteux et la température baisse.