Passer au contenu

Le réveil européen face à Starlink : Orange pourrait s’allier à d’autres opérateurs pour concurrencer les satellites d’Elon Musk

Orange pourrait s’allier avec d’autres opérateurs européens pour concurrencer Starlink. Ce groupe pourrait profiter d’une proposition de la Commission européenne, qui veut réserver un tiers de la bande de fréquences 2 GHz MSS (idéales pour l’internet mobile par satellite) aux opérateurs de l’UE.

Un groupe d’opérateurs européens, qui inclut Orange, pourrait se lancer dans l’internet mobile par satellite en Europe pour concurrencer le service Starlink Mobile d’Elon Musk, en profitant d’un projet européen qui vise à réserver certaines fréquences aux acteurs de l’UE. Dans un article publié cette semaine, Bloomberg indique que Deutsche Telekom, Orange, Vodafone Group et Telefonica pourraient faire une offre commune pour obtenir les droits sur ces fréquences observées, dans le but de développer une offre souveraine européenne.

Pour rappel, Starlink Mobile est un service de SpaceX qui permet d’accéder à la connexion par satellites directement depuis un appareil mobile, et qui est déjà déployé dans certains pays du monde, via des partenariats avec des opérateurs. Mais, visiblement, Deutsche Telekom, Orange, Vodafone Group et Telefonica ne souhaitent pas dépendre des technologies de Starlink pour couvrir les zones blanches du réseau mobile en Europe.

L’UE veut encourager les alternatives européennes

De son côté, la Commission européenne n’exclut pas totalement Starlink. Néanmoins, Bruxelles veut exclure les acteurs non européens, comme Starlink ou Amazon Leo d’une partie du marché. Au mois de mai, celui-ci a annoncé une proposition pour gérer la distribution de la bande de fréquences 2 GHz MSS, considérée comme idéale pour l’internet mobile par satellite, à l’échelle européenne. Ce projet prévoit qu’un tiers des fréquences soit réservé aux gouvernements. Les deux tiers restants seraient dédiés aux usages commerciaux. Mais seules la moitié de ces fréquences commerciales seraient accessibles aux opérateurs non européens.

Pour l’heure, cette proposition de la Commission européenne attend une approbation du Parlement européen et du Conseil. Néanmoins, elle a déjà fait réagir SpaceX. Selon un article du Financial Times, l’entreprise d’Elon Musk aurait prévenu Bruxelles que cette proposition “crée une forte probabilité que les Européens se retrouvent sans services de réception directe par satellite ou que les nouvelles opérations européennes engendrent des problèmes d’interférences à l’échelle mondiale, y compris pour les services d’urgence, comme ceux d’Ukraine.”

De nouvelles tensions entre Bruxelles et Washington ?

Sinon, cette proposition de l’UE pourrait aussi aggraver les tensions qui existent entre le bloc et les États-Unis. Au mois de mai, Brendan Carr, le président de la FCC (régulateur américain des télécommunications) a également réagi à ce projet européen. “Depuis des décennies, la réciprocité et la non-discrimination sont au cœur de l’approche adoptée par la FCC à l’égard des nombreux opérateurs de satellites européens présents sur le marché américain”, a-t-il écrit, sur X. “La réciprocité restera le principe fondamental. La FCC a d’ailleurs ouvert une procédure visant à garantir un traitement équitable aux entreprises américaines.”

  • Orange s’allierait à d’autres opérateurs européens pour développer une offre concurrente de Starlink Mobile
  • Ce groupe pourrait profiter de la proposition de Bruxelles, qui veut réserver un tiers des fréquences idéales pour l’internet mobile par satellite aux opérateurs européens
  • Cette mesure n’a pas encore été adoptée, mais elle risque d’aggraver les tensions entre l’Europe et les États-Unis

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech