Décidément, Ryanair semble en avoir après la France. La compagnie low cost vient d’annoncer qu’elle ne desservira plus trois destinations dès cet hiver.
Bergerac, Brive et Strasbourg ne seront plus desservies
C’est, comme à son habitude, dans un communiqué incendiaire que la société irlandaise a pris la parole :
« Ryanair, première compagnie aérienne d’Europe, a annoncé aujourd’hui (le mercredi 30 juillet) une réduction de 13 % de sa capacité en France pour cet hiver, entraînant la suppression de 750 000 sièges, l’annulation de 25 lignes et l’arrêt de ses opérations aux aéroports de Bergerac, Brive et Strasbourg ».
En cause, la hausse de la taxe sur les billets d’avions imposée par le gouvernement, passée de 2,63 euros à 7,30 euros en mars dernier pour un billet en classe économique vers la France ou l’Europe. Une augmentation significative qui doit permettre de renflouer les caisses de l’État à hauteur de 850 millions d’euros. Mais elle n’est bien évidemment pas au goût des compagnies aériennes, et surtout pas de Ryanair.
« Cette annonce intervient après de nombreuses mises en garde des compagnies aériennes et des aéroports français, selon lesquelles cette nouvelle taxe rendrait de nombreuses liaisons vers la France non rentables, en particulier dans les aéroports régionaux et pendant la saison hivernale », fustige la compagnie. Il y a quelques mois déjà, elle cessait de desservir les aéroports de Perpignan et de Vatry, dans la Marne.

La France à la traîne, selon Ryanair
Selon Ryanair, la France est à la traîne par rapport à ses voisins européens : « Cette taxe astronomique rend la France moins compétitive par rapport à d’autres pays de l’UE comme l’Irlande, l’Espagne ou la Pologne, qui n’imposent aucune taxe aérienne, ou encore la Suède, la Hongrie et certaines régions d’Italie, où les taxes sont supprimées pour stimuler le trafic, le tourisme, l’emploi et la reprise économique », explique-t-elle.
Et pour bien enfoncer le clou, la firme laisse entrevoir au gouvernement ce qu’elle prévoit en cas de suppression de cette fameuse taxe : « Ryanair pourrait envisager une croissance ambitieuse en France dans les années à venir, incluant un investissement de 2,5 milliards de dollars (25 nouveaux avions), un doublement du trafic à plus de 30 millions de passagers par an, et la création de 750 emplois supplémentaires chez Ryanair dans les régions françaises ».
Il y a quelques semaines, la compagnie ne manquait pas de se moquer ouvertement de la France, en pleine grève des contrôleurs aériens.
- Ryanair va cesser de desservir Bergerac, Brive et Strasbourg cet hiver.
- La compagnie dénonce la hausse de la taxe française sur les billets d’avion.
- Elle menace d’investir ailleurs si le gouvernement ne revient pas sur cette mesure.
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