L’engin, baptisé Van Allen Probe A, fait partie d’un duo de sondes spatiales envoyées en orbite par la NASA le 30 août 2012. Lancées dans le cadre du programme Living With a Star, elles avaient pour objectif de sonder les ceintures de radiation de Van Allen, de gigantesques régions de particules énergétiques piégées par le champ magnétique terrestre. C’est en partie grâce à elles que nous comprenons mieux l’impact des tempêtes solaires et autres épisodes turbulents de notre étoile sur notre planète.
Voilà six ans que Van Allen Probe A continue de graviter en orbite sans fonctionner ; la sonde est inactive et sa trajectoire a lentement dérivé au fil des années, la friction exercée par les couches supérieures de l’atmosphère réduisant peu à peu son altitude. Aujourd’hui, mardi 10 mars 2026, après presque 15 ans de bons et loyaux services, la NASA et l’U.S. Space Force guettent son retour vers la Terre. La rentrée atmosphérique était estimée autour de 00 h 45 (heure de Paris), dans la nuit du 9 au 10 mars, avec une incertitude d’environ 24 heures, ce qui signifie que la sonde pourrait ne pas encore avoir pénétré dans l’atmosphère.
Une rentrée atmosphérique avec un risque extrêmement faible
Les deux satellites évoluaient sur une orbite fortement elliptique, qui les faisait passer entre environ 618 kilomètres d’altitude et plus de 30 000 kilomètres au-dessus de la Terre. Cette trajectoire leur permettait de traverser régulièrement les ceintures de Van Allen pour récupérer le maximum de données à chaque passage.
Normalement, cette mission aurait dû prendre fin en 2014, mais les sondes ont continué à fonctionner bien plus longtemps. Van Allen Probe B a été arrêtée en juillet 2019, et Van Allen Probe A a poursuivi ses observations un peu plus longtemps, jusqu’au mois d’octobre de la même année.
Après son arrêt, Van Allen Probe A est restée tout de même plusieurs années en orbite. Comme la plupart des engins spatiaux arrivés en fin de mission, il n’a pas été immédiatement désorbité : privé de propulsion active, il a continué à tourner autour de la Terre. Avec le temps, le freinage atmosphérique a contracté son orbite, l’emmenant inexorablement à redescendre vers notre planète.
Si tout se passe bien, la majeure partie de sa structure devrait se vaporiser sous l’effet de la chaleur générée par la compression de l’air lors de la rentrée dans l’atmosphère. Généralement, les satellites rentrent à environ 28 000 km/h ; à cette vitesse, cela provoque une violente onde de choc et génère une chaleur intense pouvant dépasser 1 500 °C. La NASA a précisé toutefois que certains composants pourraient tout de même survivre à la désintégration et atteindre la surface.
Pas de panique néanmoins : l’agence spatiale américaine estime la probabilité qu’un fragment cause des dommages ou blesse quelqu’un à environ 1 chance sur 4 200, soit 0,02 %. Vous avez donc statistiquement plus de chances d’être victime d’un crash d’avion que de vous prendre un morceau de Van Allen Probe A sur le coin du museau. Les éventuels débris devraient donc, dans la majorité des cas, tomber dans l’océan plutôt que sur une zone habitée. Quant à sa jumelle, Van Allen Probe B, elle ne quittera pas son orbite avant plusieurs années ; selon la NASA, elle ne devrait pas effectuer sa rentrée atmosphérique avant 2030.
- La sonde Van Allen Probe A, inactive depuis six ans, doit rentrer sur Terre après 14 ans en orbite.
- La NASA estime un risque très faible que des débris causent des dommages, avec une probabilité de 0,02 %.
- La rentrée atmosphérique était prévue pour le 10 mars 2026, et la majorité de la sonde devrait se désintégrer en entrant dans l’atmosphère.
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