- 60 millions de consommateurs fait le point sur la transcription par les banques françaises de la directive DSP2 censée renforcer la sécurité des paiements
- certaines agences n’offriraient aucune alternative aux clients sans smartphone, qui devient alors indispensable pour valider les achats en ligne
- Les banques ont pourtant l’obligation de ne laisser aucun client de côté
Désormais, il est impossible d’y échapper : pour tout achat sur internet au-delà d’un certain montant, il faut obligatoirement passer par la double authentification, et fournir un code, ou valider une notification sur le smartphone. Bien sûr, les modalités évoluent, pour s’adapter à l’enjeu sécuritaire.
Il y a encore peu de temps, dans la plupart des cas, les banques envoyaient des codes à usage unique par SMS. Mais il se trouve que des pirates ont depuis trouvé la parade – forçant les banques à se tourner vers d’autres méthodes, en particulier l’application pour smartphone.
Toutes les agences ne joueraient pas toutes le jeu face aux clients sans smartphone
Celle-ci a un avantage : délivrer cette application à un client ne coûte rien de plus aux banques au-delà des coûts de développement et de maintenance. Elle implique toutefois pour le client de posséder un smartphone compatible.
Des alternatives existent et sont même proposées par tous les établissements ; une obligation pour ne pas exclure ceux qui ne possèdent pas d’appareil mobile, quelle qu’en soit la raison. Cela implique généralement un générateur de code physique, qui ne délivre de code à usage unique qu’une fois que l’on y insère sa carte bancaire et que l’on entre son code PIN.
L’obligation des banques d’adopter des systèmes d’authentification forte découle d’une directive européenne sur les paiements, la directive DSP2 introduite en 2015. Son but est de protéger le consommateur, et des garde-fous ont bien été prévus par la France et les autres États pour être certains que tous les clients seraient sur un pied d’égalité.
Les banques se sont vues également accorder des délais pour ne pas précipiter l’implémentation technique et se donner le temps de délivrer des solutions fiables et équitables. Toutefois, à en croire 60 millions de consommateurs, certaines agences se contenteraient de ne proposer à leurs clients que l’application mobile pour valider les achats sur internet.
Les clients qui n’ont pas de smartphone doivent alors se passer d’achats en ligne dès que le montant dépasse 30 €, faute de pouvoir passer l’écran d’authentification double-facteur obligatoire. Dans son enquête, en source de cet article, 60 millions de consommateurs rapporte également plusieurs autres situations dans lesquelles les clients peuvent se dire discriminés pour ne pas posséder de smartphone.
Le magazine donne par ailleurs des détails sur les établissements qui jouent plus ou moins bien le jeu pour faciliter les achats en ligne de ces clients. La publication rappelle par ailleurs quels sont les droits des clients pour faire respecter les obligations auxquelles sont soumises les banques.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Il est des banques qui offrent comme solution de double authentification pour ceux ne disposant pas d’un smartphone (bien qu’auquel cas un simple mobile est néanmoins requis et pour cause) l’obligation de taper (sur le mobile donc) le login du compte utilisateur pour visualiser le code authentification.
–
Il est aussi des sites qui permettent de régler par virement : le commerce envoi un email avec ses coordonnées bancaires, le premier virement nécessitera que l’utilisateur ajoute ces données pour autorisation de virement (2-3 jours pour valider) mais les virements ultérieurs seront instantanés. L’avantage c’est de palier à l’absence de smartphone/mobile mais aussi de contourner les organismes de système de paiement/retrait par carte, évitant ainsi de laisser une trace chez ces organismes ainsi que la taxe de service que paient les commerces pour de telles transactions.
–
Pour des commerces avec lesquels on traite fréquemment et pour peu qu’ils gèrent le règlement facture par virement bancaire, cette solution me ravit. Pour les achats occasionnels j’en reste à la double authentification / cate bancaire. J’évite PayPal.