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Shein : encore une polémique autour du roi de la fast fashion

Régulièrement pointé du doigt, le géant chinois est aujourd’hui accusé de violations du droit d’auteur.

Shein est loin de faire l’unanimité. Roi de la fast fashion, le géant chinois est plus que controversé. Conditions de travail catastrophiques, désastre écologique… Shein est loin d’être une marque immaculée. Si bien que Shein est actuellement dans le collimateur du ministère de l’Économie français.

La marque de prêt-à-porter ne connaît aucun répit et traverse une nouvelle polémique. Alors que sa dernière opération séduction avec des influenceurs a tourné au vinaigre, Shein est traîné en justice (encore) par trois créateurs américains. Le roi de la fast fashion aurait vendu, sans vergogne, des copies exactes de leur travail. Ainsi, ils ont intenté une action en justice pour violation du droit d’auteur ce mardi 11 juillet 2023.

Ce n’est pas la première fois que Shein est accusé de plagiat. Régulièrement, de petits créateurs n’hésitent pas à révéler que le groupe leur a piqué un design, un motif ou une idée. Ainsi, ce nouveau procès n’est pas une réelle surprise. Malheureusement. En général, Shein propose une certaine somme d’argent et, éventuellement, une collaboration à l’artiste. Comme ce qui a été proposé à Krista Perry, l’une des trois plaignantes.

Shein, roi du fast fashion et du plagiat ?

Pour les créateurs lésés, Shein “s’est enrichie en commettant des infractions à maintes reprises dans le cadre d’un racket long et continu”. L’algorithme utilisé par Shein pour générer des motifs et autres designs est, notamment, mis en cause. En effet, il semblerait que le géant chinois détecte les tendances grâce à un algorithme avancé. Cependant, ce dernier n’arriverait pas à fonctionner sans générer des copies exactes des designs populaires. Ce qui peut fortement nuire à la carrière des créateurs indépendants. Les artistes n’ont pas forcément le temps de mener une veille assidue. Si Shein ne reçoit aucune plainte et que le produit rencontre du succès auprès des consommateurs, le groupe accélère la production.

Les trois artistes affirment que l’intelligence artificielle de Shein est suffisamment maligne pour détourner les pièces qui ont le plus grand potentiel commercial. Néanmoins, l’utilisation supposée de l’IA n’est pas extrêmement claire.

Ainsi, le procès affirme que Shein viole la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organisations Act), qui concerne habituellement le crime organisé. Pour les trois designers leurrés, Shein a monté toute une organisation pour récolter des millions de dollars au détriment des artistes et en viole le droit d’auteur. Ce qui justifie l’utilisation du terme “racket”.

De son côté, Shein affirme prendre ces accusations très au sérieux. L’entreprise entend bien se défendre vigoureusement dans ce procès.

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