L’Autorité de la concurrence ne rigole pas en France, et c’est bien Sony qui vient d’en faire les frais. Il a fallu attendre tout de même 3 ans après le début de la commercialisation de la PS5, mais le géant japonais a été épinglé pour une pratique jugée anticoncurrentielle, spécifiquement vis-à-vis de sa politique concernant les manettes issue de constructeurs tiers.
Les constructeurs tiers montent au créneau
Ce n’est pas parce que la PS4 est une console de Sony que le constructeur peut faire exactement ce qu’il lui plaît avec la machine. C’est ce que tient à lui rappeler l’Autorité de la concurrence. En effet, le constructeur de périphériques Subsonic a demandé la réalisation d’une enquête en qui concerne la politique de Sony en ce qui concerne les manettes issues de constructeurs tiers.
Habituellement, ceux-ci peuvent faire la demande pour obtenir une licence, dans le but de pouvoir produire des manettes compatibles avec la console. En effet, Sony a pris des mesures contre les contrefaçons, un phénomène rampant étant donné la popularité de la machine qui s’est vendue à 117,2 millions d’unités dans le monde.
Sony bloque les manettes non officielles.
Ainsi, Sony pouvait départager les manettes possédant une licence officielle et les contrefaçons. Une manette qui ne possédait pas de licence et donc, pas de numéro d’authentification, pouvait subir des dysfonctionnements tels que des déconnexions intempestives. Seulement, cet élément s’est avéré être trompeur pour les consommateurs et dommageable à certains constructeurs tiers, puisque “certains utilisateurs ont pu raisonnablement estimer que les déconnexions qui affectaient leurs manettes étaient imputables aux fabricants de ces manettes et à leur défaut de qualité”.
Évidemment, cela a pu nuire à la réputation de marque de certains constructeurs qui n’avaient pas obtenu de licences officielles. Alors, pourquoi ces constructeurs tiers n’ont pas demandé à Sony la licence officielle finalement ?
Des règles pas assez transparentes selon l’Autorité
Afin d’obtenir l’Official Licensed Product de Sony, il faut répondre à certains critères du programme. Seulement, l’Autorité de la concurrence a jugé que l’accessibilité au programme du géant japonais était trop opaque, avec des motifs d’acceptation et de refus imprécis. Cela a été le cas pour Subsonic par exemple, qui est à l’origine de la demande auprès de l’Autorité, frustré de ne pas avoir réussi à entrer dans le programme de Sony.

Évidemment, de telles mesures ont probablement poussé les joueurs à favoriser les produits officiels de Sony, l’Autorité de la concurrence pensant que c’était là le but de la manœuvre à l’origine. Ainsi, Sony devra s’acquitter de sa dette de 13 527 000 euros. Une amende qui devrait probablement faire réfléchir le constructeur à propos des ventes de manettes sur sa console actuelle la PS5.
- L’autorité de la concurrence vient d’épingler Sony pour abus de position dominante à propos de la vente de ses manettes de PS4.
- Les conditions d’obtention d’une licence officielle pour les constructeurs tiers a été jugée trop opaque, ce qui a pu nuire notamment à Subsonic.
- Dans la pratique, certaines manettes sans licence officielle pouvaient connaître des dysfonctionnements, technique mise en place par Sony pour ainsi éviter l’achat de contrefaçons.
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