Pour son anniversaire, le coq rouge en origami de la French Tech a perdu de sa superbe. Après dix années de cocorico, les start-up françaises doivent maintenant faire face à la réalité.
Au dessus des sourires de façade et autres auto-congratulations stagnait un nuage noir lors de la soirée organisée à Bercy en l’honneur des acteurs de la French Tech. L’âge d’or des start-up est désormais derrière nous. En pleine crise économique mondiale, les entreprises et investisseurs revoient leur priorités. Depuis un an et demi maintenant, les jeunes pousses de la tech survivent (pour les plus chanceuses) ou meurent.
Cet été, Luko, spécialisée dans l’assurance habitation, se plaçait en procédure de sauvegarde accélérée. En octobre, elle perdait son repreneur et se retrouvait à la limite de la liquidation judiciaire après avoir levé près de 75 millions d’euros. La plateforme d’intérim Iziwork a de son côté été placée en redressement judiciaire à la rentrée puis reprise par le groupe Roman. Elle cumulait 10 millions d’euros de dettes bancaires et 16 millions de dettes TVA et URSSAF au 31 mai 2023. Son avenir reste incertain.
Les start-up les plus chanceuses doivent aussi prendre des mesures inédites. Et les plus prometteuses ne sont pas épargnées. La licorne (start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars) ManoMano a annoncé se séparer prochainement de 230 personnes.
Face à cette hécatombe, les autres acteurs du milieu tremblent. Les entrepreneurs ont les yeux rivés sur leur trésorerie et voient les fonds se diluer mois après mois s’approchant du mur de la dette ou de la cessation de paiement.
Fin de l’argent facile
Si le contexte économique est responsable en partie de cette dynamique, elle n’est pas la seule concernée. Oui, la situation macro-économique pousse les entreprises à se passer des logiciels et services non-essentiels. Or, ces produits sont proposés essentiellement par des start-up. « Certaines n’auraient jamais dû lever en 2021, car elles ont un produit nice to have (sympa à avoir) mais pas essentiel » confie aux Echos Marc Ménasé, fondateur du fonds de capital-risque Founders Future.
Reste que le modèle économique même des start-up montre ses limites. Entrepreneurs et investisseurs sont tous responsables. « Des entrepreneurs n’avaient pas les bonnes valeurs, certains considéraient l’argent levé comme un dû » analyse Stéphanie Hospital, fondatrice du fonds de capital-risque spécialisé en amorçage OneRagtime.
Surtout, la plupart des entrepreneurs n’ont jamais connu de crise. Ils ne disposent ni des outils ni de l’expérience nécessaire pour affronter cette période. Tout le secteur s’attendait à ce que le contexte économique s’améliore, à tort.
Il faut payer maintenant
Au bord du gouffre, les start-up ne peuvent plus compter sur de nouvelles levées de fonds. Après des années 2021 et 2022 records, les robinets sont coupés. À l’exception des start-up de l’IA (Mistral AI a levé 113 millions de dollars après sa création pour affronter OpenAI), les levées de fonds se font rares.
Conséquence : non seulement les fonds ne rentrent plus, mais les entrepreneurs doivent maintenant rembourser. Et c’est bien là que le bât blesse. Après plusieurs années sous perfusion, le retour sur Terre est encore plus difficile.
Et ce n’est pas près de s’arrêter. Aux Etats-Unis, thermomètre du secteur, les voyants sont tous au rouge. Symbole de cette tendance : WeWork, 2e licorne américaine, spécialisée dans le coworking, a annoncé sa faillite après des années de résistance à grands coups de milliards.
Les 3 infos à retenir
- La French Tech connaît sa première crise
- Les start-up doivent licencier, affronter le mur de la dette ou se placer en cessation de paiement
- L’avenir du secteur n’est pas des plus prometteurs
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la pluparts pour ne pas dire la totalité de ces Star-up sont de vulgaires parasites.
Des tiques, des nuisibles, qui sucent le sang de la société.
Elles se ne créent rien et se bornent à racketter ce qui existe déjà ou tentent de monétiser à leur unique profit ce qui, quiauparavant, était gratuit et généreux.
Pas une seule larme pour ces sous-merdes macronesques.
La société se portera mieux sans ses profiteurs.
vu les commentaires autour de Manomano de clients qui n’ont pas reçu leurs commandes, avec retard ou pas conformes, ce n’est pas étonnant qu’ils aient du mal…
Arrivé un moment, il faut que le SAV suive et ça la majorité des start-up l’oublient.
Comme elles oublient qu’un jour elles doivent devenir adultes et penser comme une entreprise… Et pour celles qui n’y arrivent pas, le réveil est rude… Or une start-up doit soit se faire acheter par une grosse société soit devenir une société “normale”, ce n’est pas un statut “pour la vie”… Et bercées par les sirènes de la FT certaines vendent toujours du vent quand vient l’heure de devenir rentables… Et là, paf !