La révolution de l’assurance habitation n’aura pas lieu. En tout cas, ce n’est pas Luko qui la mènera. La start-up française, qui promettait de changer la donne avec des assurances habitations 100% en ligne, serait au bord de la liquidation judiciaire, selon les informations de l’Argus de l’assurance.
Endettée de 45 millions d’euros, Luko avait renégocié l’étalement de ses dettes auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Admiral Group s’était positionné pour le rachat de la start-up (placée en procédure de sauvegarde depuis le 13 juin dernier) à hauteur de 14 millions d’euros. Mais le plan ne s’est pas déroulé comme prévu.
Trouver un repreneur
Peu de temps avant la conclusion de l’accord, le britannique Admiral Group a décidé de retirer son offre. En cause, la découverte d’un accord avec BNP Paribas convenu par Luko.
En avril 2022, la start-up a obtenu un prêt auprès de la banque à condition de la rembourser en priorité avant les autres créanciers. Un accord dont n’avait pas connaissance Admiral Group avant de proposer son offre de reprise.
Luko se retrouve donc au point de départ et doit trouver un autre repreneur avant le 7 novembre 2023, soit quelques jours à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Conseillée par la banque d’affaires Lazare, la start-up aurait contacté quelques assureurs, parmi lesquels Axa, Generali, Allianz ou Wakam. Si tous les espoirs restent permis, la probabilité d’un accord reste mince.
2023, année terrible pour les start-up de la Fintech
L’année 2023 a été particulièrement difficile pour les start-up de la French Tech. Nombreuses sont celles à avoir mis fin à leur activité alors que la crise frappe les consommateurs et que les investissements sont en forte baisse.
En 2023, les levées de fonds ont considérablement baissé par rapport à 2022, notamment dans le secteur de la banque et de l’assurance. Au premier semestre de l’année, les start-up fintech ont levé 736 millions d’euros (chiffres France FinTech et Bpifrance) contre 2,9 milliards sur toute l’année 2022.
Faute d’investissements, Luko n’a pas pu mettre en place sa stratégie d’expansion sur le marché européen. Avant d’être placée en procédure de sauvegarde, la start-up avait multiplié les acquisitions, notamment l’allemand Coya et le français Unkle. Mais l’absence de fonds l’a conduite à cette situation délicate.
Elle doit désormais trouver un repreneur pour sauver ses 180 salariés en France et ses 500 000 contrats d’assurance habitation.
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Ohh comme c’est bizarre!
Ca me rappelle la pub sur ce site pour de miraculeux petits sites qui vous rapporterons des millions!! lol “mon petit placement” ou un truc comme cela!
Dune part ce n’est surement pas la place de telles choses sur ce site et d’autre part vous voyez le résultat de vos “start up” tellement modernes et miraculeuses…
Vous êtes de gros cons et ça fait bien rigoler