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Cette start-up veut produire de la viande en laboratoire avec des racines de champignon

Ecoactive est une start-up qui vient de mettre au point MycoFlex, une structrure moléculaire à base de mycélium qui va permettre de recréer de la viande, et bien d’autres choses invraisemblables…

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Le mycélium, base de la structure MycoFlex développée par Ecoactive

Ecovative est une start-up qui s’est fait connaître en développant des emballages fabriqués à base de champignons utilisés par Ikea et Dell. L’entreprise veut désormais révolutionner la production de viande en laboratoire.

Bientôt des entrecôtes de bœuf sans abattage à base de mycélium ?

Passer de l’emballage industriel à la fabrication de viande, une drôle de reconversion ? Il y a pourtant une même base derrière ces deux activités : le champignon. En effet, le premier obstacle à la réussite de ce qui s’appelle la « clean meat » (ou viande propre) est son procédé de fabrication à partir de cellules de tissus musculaires animaux cultivés en laboratoire. En résulte une viande en état de chair à saucisse, viande hachée pour burger ou boulettes.

Les cofondateurs d'Ecoactive et des emballages fait à base de mycélium

Quelques start-up se sont lancées dans l’aventure, avec un succès plus ou moins au rendez-vous. On notera tout de même l’Impossible Burger de la start-up Impossible Food qui rencontre un certain succès depuis son lancement en 2016 dans la Silicon Valley. Mais cela reste un succès local, sans transformation de l’industrie alimentaire.

C’est là que les fondateurs d’Ecoactive entre en scène avec MycoFlex et la conviction que les champignons (ou plus exactement le mycélium, les racines de champignons) peuvent servir de « structure délicate » pour permettre aux cellules musculaires et adipeuses de se développer, et potentiellement mener à la reconstruction de viande telle une escalope de poulet ou entrecôte de bœuf.

« Ce que fait le mycélium, c’est passer d’un organisme unicellulaire à une structure 3D dans l’espace« , a déclaré Eben Bayer, cofondateur et PDG d’Ecovative, à Business Insider. « Nous y avons fait pousser des cellules animales et elles poussent très bien. » 

MycoFlex dans les assiettes de demain, mais pas que

Mais les cofondateurs voient encore plus loin. La structure à base de mycélium pourrait permettre de créer une grande variété de matériaux, et pas seulement alimentaires, comme pour des vêtements et chaussures. Par exemple en avril, l’entreprise a collaboré avec Startup Bolt Threads pour fabriquer un sac dans un matériau nommé « Mylo » basé sur le MycoFlex (structure en mycélium) et à l’aspect semblable au cuir. Selon Bayer, n’importe quelle entreprise pourrait « utiliser nos structures MycoFlex et y ajouter leurs ingrédients », a déclaré Bayer.

L’objectif de l’entreprise est maintenant de rendre sa structure à base mycélium MycoFlex « accessible à tous« , a déclaré Bayer lors d’un événement de lancement organisé par la conférence scientifique mondiale SynBioBeta. L’homme est convaincu que sa technologie aura une place importante dans le développement de la nourriture du futur.

En tout cas, après les excréments recyclés pour de l’impression 3Dce procédé de fabrication de nourriture n’est pas sans rappeller le célèbre film L’aile ou la Cuisse avec Louis de Funès…

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