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La startup française FairMoney, futur N26 des pays en développement ?

La fintech se penche sur les pays en développement pour offrir ses micro-crédits. En attendant de devenir une néo-banque à part entière, FairMoney vient boucler un joli tour de table de 10 millions d’euros auprès du fonds d’impact social Flourish Ventures.

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FairMoney fintech
© FairMoney

Ils se trouvent pour la plupart dans une situation de « sous-bancarisation ». Au Nigéria, la jeune licorne française FairMoney a trouvé un terrain propice pour déployer sa nouvelle activité de micro-crédits. Le pays possède une grande part de personnes n’ayant ni accès à un compte bancaire, ni aux crédits. Du haut de ses près de 200 millions d’habitants, il répondait à trois critères recherchés par l’entreprise de la fintech française : une forte pénétration des smartphones au sein de la population, un secteur bancaire peu développé, ainsi qu’une taille de marché conséquente.

A partir de ces trois piliers, le premier service de FairMoney est né, en 2017. La société a été créée suite à un constat très simple : dans le monde, plus de 2 milliards d’individus ont un accès limité aux services financiers. En appliquant la vague de la fintech, les quelques 45 collaborateurs de FairMoney se sont penchés sur les pays en développement, et tout particulièrement sur le Nigéria. Du haut de ses ambitions, la jeune start-up prévoit de dépasser le million de crédits accordés avant la fin de l’année. En février, elle avait déjà dépassé le cap des 100 000.

FairMoney, l’étoile montante sur le paysage fintech français

On pourrait très bien la comparer à la banque en ligne / mobile N26, mais il faudrait lui épargner la concurrence ainsi que la demande relativement moins élevée. Chez FairMoney, les investisseurs ne manquent pas. En ce début septembre, la start-up vient de lever 10 millions d’euros en convaincant le fonds d’impact social Flourish Ventures en plus de ses investisseurs historiques. Voilà qui promet un bel avenir pour ce nouvel acteur du paysage fintech.

Il faut dire que son modèle d’affaires vise au bon endroit. En commençant par le Nigéria, FairMoney propose des micro-crédits allant d’une dizaine à plusieurs centaines d’euros (400 euros au maximum), accessibles très simplement et rapidement via une application mobile. Pour en juger la possibilité du crédit, la néo-banque se base sur un algorithme allant chercher des données de façon assez discutable tout de même : « Notre algorithme scanne, avec leur accord, les données disponibles sur leur portable (dépenses, géolocalisation…) pour d’une part vérifier que les fonds vont être utilisés à bon escient et d’autre part évaluer leur capacité de remboursement », expliquait Laurin Hainy, PDG de la Fintech.

Et il faut croire que cela fonctionne. En seulement quelques mois, la barre des 100 000 crédits a été franchis, et FairPlay s’attend à ce que ce chiffre monte à 1 million dès la fin de cette année. Des crédits accordés très nombreux, d’en moyenne 30 euros, mais qui ne profite pas qu’aux habitants tel que cela pourrait le laisser penser.

FairMoney App

© FairMoney

Une néo-banque qui profite aux projets entrepreneuriaux

Si de nombreux nigérians demandent un crédit pour leur propre consommation (achat d’un smartphone) ou encore pour avancer des factures de santé, FairMoney rencontre surtout la majeure partie de sa clientèle auprès des jeunes entrepreneurs. Simple et rapide, le crédit FairMoney peut permettre à de nouveaux projets de voir le jour. Selon les données de la start-up, 6 contrats sur 10 seraient signés pour des commerçants et artisans. C’est dire.

Un service disponible sans accès à internet ?

Contrairement aux autres néo-banques, FairPlay doit tout de même faire face à la part encore très importante de personnes ne disposant pas d’internet sur leur téléphone. La problématique fait partie de ses enjeux majeurs pour pouvoir se développer. De façon surprenante, elle travaille sur l’accessibilité de ses services sur des téléphones ne disposant pas d’internet. Il faut dire qu’au Nigéria, sur les 100 millions de téléphones présents, seulement 40 millions d’entre eux possèdent un modem pour se connecter au réseau internet.

FairMoney

© FairMoney

Vers un déploiement sur d’autres marchés

Avec cette nouvelle levée de fonds, la start-up souhaite bien évidemment aller encore plus loin. Ses chantiers se présentent sous deux piliers : le renforcement de son offre avec l’apparition d’un compte bancaire notamment, ainsi que le déploiement à plus grande échelle de ses produits auprès de l’Asie du Sud-Est et de l’Amérique latine. « Nous gardons un oeil sur l’Indonésie, le Vietnam ou les Philippines, qui disposent d’un grand nombre de téléphones avec une offre bancaire limitée et qui représentent des marchés conséquents », déclarait le jeune dirigeant de la start-up, Laurin Hainy. Un bel avenir et un bon angle de pris, en profitant de la dynamique ambitieuse révolution fintech.

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