Le constructeur automobile fait face à une situation d’urgence sans précédent. Suite à la découverte d’airbags défectueux lors de tests en Loire-Atlantique, Stellantis prend des mesures drastiques pour protéger ses clients. Les véhicules concernés sont des C3 et DS3 et des immatriculés entre 2008 et 2013, présentant un risque mortel en cas de déclenchement de l’airbag.
Un nouveau scandale de plus pour Stellantis
Cette nouvelle vague d’immobilisation s’inscrit dans le sillage du scandale Takata, qui secoue l’industrie automobile depuis 2014. Le composant incriminé, le nitrate d’ammonium utilisé dans le système de déploiement des airbags, se dégrade avec le temps. Les conséquences sont dramatiques : en cas d’accident, l’airbag peut projeter des fragments métalliques dans l’habitacle, transformant un dispositif de sécurité en arme potentiellement mortelle.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, ces airbags défectueux ont déjà causé un décès en métropole et onze en outre-mer. Le climat tropical des territoires ultramarins accélère la dégradation du nitrate d’ammonium, multipliant les risques pour les conducteurs. Cette situation n’est pas unique à Citroën : d’autres constructeurs comme Volkswagen, BMW, Nissan et Toyota ont également dû rappeler des millions de véhicules équipés de ces airbags dangereux.
Une réponse logistique massive
Face à cette crise, Stellantis déploie des moyens considérables. Le groupe a mobilisé huit usines en France pour accueillir les clients : Rennes, Poissy, Sochaux, Mulhouse, Trémery, Charleville-Mézières, Hordain et Douvrin. Les concessionnaires, submergés par les demandes des automobilistes inquiets, proposent des véhicules de remplacement et disposent désormais de stocks d’airbags de rechange pour des interventions immédiates.
Mais le défi reste de taille. Sur les 73 800 propriétaires contactés en janvier dans le nord de la France, seuls 42 400 ont pris rendez-vous pour une réparation. Plus préoccupant encore, uniquement 17 600 véhicules ont été effectivement révisés. Ces chiffres révèlent les difficultés de communication et de sensibilisation auxquelles fait face le constructeur.
La situation se complique davantage avec l’apparition d’actions en justice. Plusieurs propriétaires de C3 ont déposé des plaintes contre Stellantis pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « pratiques commerciales trompeuses ». Ces procédures judiciaires s’accompagnent de demandes de compensations financières, ajoutant une dimension économique à cette crise déjà complexe.
Les prochaines étapes cruciales
Le groupe automobile ne compte pas s’arrêter là. Une nouvelle phase de rappel concernera bientôt 869 000 véhicules vendus entre 2014 et 2019 dans le nord de la France et d’autres pays européens, notamment l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Cette fois, sans immobilisation immédiate, mais avec une surveillance accrue.
Pour renforcer l’efficacité de cette campagne, le ministère des Transports multiplie les initiatives. Des campagnes d’information ont été lancées dans les stations-service d’outre-mer, et les centres de contrôle technique doivent désormais alerter les clients concernés lors du passage de leur véhicule.
- Stellantis ordonne l’arrêt immédiat de 236 900 Citroën C3 et DS3 dans le nord de la France à cause d’airbags défectueux
- Les airbags Takata ont déjà causé douze décès en France, dont onze en outre-mer
- Le constructeur mobilise huit usines et son réseau de concessionnaires pour remplacer gratuitement les airbags dangereux
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