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Sur Twitter, la violence entre politiques franchit un nouveau palier

Un député républicain a clairement franchi la ligne rouge en relayant des menaces de mort envers la réprésentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez et le président Joe Biden. Twitter a été forcé de réagir.

Loin de s’apaiser, le climat politique délétère entre politiques sur les réseaux sociaux est monté d’un cran cette semaine. Cela s’est passé aux États-Unis, où le député républicain, Paul Gosar, un proche de Donald Trump, a tweeté une vidéo où on peut le voir en train de jeter des épées sur le président Joe Biden et tuer la représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

« Cet homme ne subira aucune conséquence »

Dans la foulée, Twitter a réagi en ajoutant une étiquette d’avertissement à cette vidéo expliquant qu’elle violait son règlement en matière de conduite haineuse. Le référencement du tweet a par ailleurs été restreint pour réduire sa portée. Pour autant, le réseau social refuse de le supprimer car « il pouvait être dans l’intérêt du public que le tweet reste accessible. »

Ce débordement n’a pas manqué de faire réagir les personnes visées dans cette publication. Ainsi, la Maison Blanche a expliqué par l’intermédiaire de sa porte-parole, Karine Jean-Pierre, que « cela ne devrait pas se produire, et nous devrions le condamner ».

De son côté, Alexandria Ocasio-Cortez a regretté ce geste sur Twitter :

Alors que j’étais en route pour Glasgow, un député effrayant avec qui je travaille et qui collecte des fonds pour des groupes néonazis, a partagé une vidéo fantaisiste dans laquelle il me tue. Et il ne subira aucune conséquence car la direction du parti républicain lui trouve des excuses.

La socialiste a alors rappelé les nombreuses fois où des républicains l’ont menacé de mort sans conséquence avant de conclure : « La suprématie blanche est destinée aux personnes extrêmement fragiles et aux hommes tristes comme lui, dont le concept de soi repose sur le mythe selon lequel il est né supérieur parce qu’au fond il sait qu’il ne pourrait pas ouvrir un pot de cornichons ou lire un livre entier par lui-même ».

Cela n’a pas vraiment inquiété Paul Gosar qui a répliqué : « Je me battrai toujours pour l’État de droit, la sécurisation de nos frontières et la défense du programme « L’Amérique d’abord ».

Au delà de ce cas emblématique, on peut voir que le climat reste pour le moins tendu sur les réseaux sociaux où se joue désormais une bonne partie du combat politique. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez justement retrouver notre interview de deux spécialistes de la politique américaine.

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Par : Twitter, Inc.
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