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Surexposés, nos enfants sont-ils malades des écrans ? Cette étude interroge

Une nouvelle recherche tente de répondre à cette question cruciale.

  • Une étude récente montre que les enfants d’un an exposés à plus de quatre heures d’écran par jour présentent des retards de développement à l’âge de 2 et 4 ans
  • Pour expliquer ces résultats, des scientifiques pointent le manque d’interaction en face à face entre les parents et leurs bambins
  • Ce n’est clairement pas la première fois que les conséquences des écrans chez les plus jeunes sont pointées du doigt

C’est une étude choc qui ne manquera pas de faire réagir. Des chercheurs japonais viennent de publier les résultats d’une recherche portant sur les parents de 8000 enfants en bas âge. Le verdict est sans appel, puisqu’il s’avère que les bébés âgés d’un an exposés à plus de quatre heures d’écran par jour présentent des retards dans les domaines de la communication et de la résolution de problèmes à l’âge de 2 et 4 ans.

Parler à ses enfants pour éviter le pire

Autre constat très problématique, ces derniers ont également des lacunes dans le domaine de la motricité et des aptitudes sociales à l’âge de 2 ans, par rapport aux enfants moins exposés aux écrans. Pour autant, ces retards disparaissent à partir de 4 ans. Encore plus étonnant, le fait de montrer des programmes éducatifs ou de divertissement n’a aucune conséquence sur les résultats.

Comment expliquer ces constats ? Certains experts pointent avant tout l’absence d’interactions en face à face entre les bambins et leurs parents. Or, ces dernières sont déterminantes à cet âge afin de garantir l’apprentissage du langage et d’un certain nombre d’aptitudes sociales.

Alors que faut-il faire pour garantir l’épanouissement de son enfant ? Interrogé par nos confrères du New York Times, David J. Lewkowicz, psychologue du développement au Yale Child Study Center, préconise : “Parlez à votre enfant autant que vous le pouvez, en face à face “. Réaliste, il sait qu’il est impossible de demander aux parents d’éloigner totalement leurs progénitures des écrans.

Un forme d’autisme liée aux écrans ?

À noter que ce n’est clairement pas la première fois que des chercheurs tirent la sonnette d’alarme à ce sujet. Cette année, nous citions notamment la pédopsychiatre Stéphanie Dauver qui utilise l’expression de “maladie des écrans” pour décrire ce phénomène.

Selon elle, cette dernière entraînerait bien un retard de développement, de motricité et du langage chez les plus jeunes ainsi que des déficits de l’attention. Une surdose d’écrans serait même “facteur de développement d’une forme d’autisme”. Pour aller plus loin, vous pouvez toujours relire notre article dédié ici.

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Par : Gouvernement français
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