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Tech et startups : voici comment l’UE compte rattraper l’avance américaine et chinoise

Ursula von der Leyen déroule sa stratégie pour soutenir les startups et l’innovation dans l’Union européenne.

Réélue à la présidence de la Commission européenne, Ursula von der Leyen s’est récemment adressée au Parlement européen pour présenter le Collège des commissaires (approuvé par le parlement) et son programme. Pour booster la compétitivité de l’UE, la Commission s’appuiera sur “les trois grands piliers qui se dégagent du rapport Draghi”. Et le premier de ces piliers consiste à combler l’écart en matière d’innovation qu’il existe entre l’Union européenne et les États-Unis ou la Chine.

La bonne nouvelle, d’après la présidente de la Commission européenne, c’est qu’en matière de demande de brevets, l’UE n’a rien à envier aux autres puissances. Malheureusement, seulement un tiers de ces propriétés intellectuelles sont exploitées commercialement. L’UE est aussi “à peu près aussi bien que les États-Unis” pour créer des startups. Mais pour l’expansion de ses entreprises, l’Europe a un écart qu’il fait combler.

“Pour ces raisons, nous placerons la recherche et l’innovation, la science et la technologie au cœur de notre économie. Nous investirons davantage et adopterons une approche plus ciblée. De plus, nous veillerons à ce que nos petites entreprises, nos start-ups et nos entreprises en expansion puissent prospérer ici, en Europe”, a par ailleurs déclaré Ursula von der Leyen lors de ce discours.

Plus de soutien pour les startups

En substance, le fait que l’UE crée des startups est une bonne chose. Mais celle-ci doit désormais faire en sorte que ces startups évoluent. Et d’après Ursula von der Leyen, les actions à mener sont déjà claires. “Une start-up californienne peut se développer et lever des fonds partout aux États-Unis. Une start-up européenne, par contre, doit faire face à 27 obstacles nationaux différents. Nous devons faciliter la croissance des entreprises en Europe”, a-t-elle indiqué.

Lors de ce second mandat, Ursula von der Leyen devrait en tout cas mettre plus l’accent sur le soutien à l’innovation. D’ailleurs, la nouvelle Commission européenne inclut une commissaire aux startups, à la recherche et à l’innovation, ce qui est une première. Cette fonction sera assurée par la Bulgare Ekaterina Zaharieva. “Son leadership et son expérience constitueront un apport précieux pour faire passer davantage de technologies de pointe du laboratoire au marché”, a déclaré la présidente de la Commission.

L’UE a besoin d’investissements privés

Lors de son discours, Ursula von der Leyen a également admis que les budgets publics ne suffiront pas pour rattraper le retard de l’UE en matière de dépenses en recherche et développement, et donc en matière d’innovation. Des fonds privés supplémentaires sont donc nécessaires. “Nous avons besoin de toute urgence d’investissements privés supplémentaires. En Europe, les dépenses des entreprises consacrées à la recherche et au développement représentent environ 1,3 % du PIB, contre 1,9 % en Chine et 2,4 % aux États-Unis”, a-t-elle expliqué. Pour combler ce déficit de capitaux privés, la Commission propose la création d’une “Union européenne de l’épargne et de l’investissement”.

Cette tâche sera confiée à Commissaire en charge des services financiers et de l’Union de l’épargne et de l’investissement, qui aura pour mission de s’assurer que les entreprises européennes trouvent des financements en Europe.

  • Lors d’un discours, Ursula von der Leyen a présenté sa nouvelle stratégie pour combler le déficit de l’UE, par rapport à la Chine et les États-Unis, en matière d’innovation
  • La Commission européenne veut mieux soutenir les startups, afin de faciliter leur expansion
  • Ursula von der Leyen admet aussi que les fonds publics ne suffisent pas et propose une stratégie pour apporter des capitaux privés

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