Remote, entreprise spécialisée comme son nom l’indique dans le télétravail pour les sociétés qui misent sur le numérique, vient de publier une nouvelle étude où l’on en apprend davantage sur leurs motivations. Dans le document, il est noté que les patrons français ont du mal à recruter pour des postes clés sur Paris car les loyers y sont trop élevés. Un phénomène qui ne va bien sûr pas en s’arrangeant avec l’inflation ou avec la crise des jeunes pousses, d’autant plus que les propriétaires français peuvent légalement augmenter leur loyer chaque année selon un barème officiel.
Avec ceci, il faut savoir que les travailleurs de l’Hexagone sont très bien protégés en cas de licenciement. Comprenez : c’est à coup de larges indemnités que se jouent les remerciements, si bien que les départements de ressources humaines y réfléchissent à deux fois avant de signer avec des locaux. Dans les autres pays, la législation est souvent bien plus laxiste en la matière. Ceci, sans compter le fait que les Français sont de piètres locuteurs de la langue de Shakespeare, pourtant presque indispensable aujourd’hui surtout pour les business en ligne.
L’attractivité, ce n’est pas qu’en Europe
Le panel interrogé par Remote, qui comprend des profils de plusieurs nationalités, montre par ailleurs une forte propension à recruter au Mexique, en Hongrie et en Pologne. Là encore, probablement pour des raisons économiques : les salaires y sont plus bas et permettent de générer de sérieuses économies pour des sociétés basées aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

Malgré tout, certains managers privilégient toujours en priorité l’investissement au sein de leurs frontières. Remote explique ainsi que 62% des Français font davantage confiance aux candidats de leur pays, ne prenant même pas la peine de jeter un œil aux frontaliers. Un phénomène accentué chez l’Oncle Sam avec 68% des sondés, contre 59% pour l’Allemagne. Il faut dire que la capitale, Berlin, s’affiche à bras ouverts quand il est question d’immigration et de mélange des cultures.
Quelles compétences pour votre CV ?
Si vous cherchez à facturer plus en misant sur des clients étrangers, Remote fournit aussi quelques exemples de critères qui intéressent les clients. Le premier est celui de la diversification (58%), ce qui rappelle bien sûr les ambitions de nos voisins germanophones. Évidemment, la pandémie n’est pas à laisser de côté avec 39% des interrogés la citant comme vecteur principal de délocalisation des embauches.
Pour finir, voici les six villes avec le plus haut pourcentage de répondants prêts à signer des collaborateurs en télétravail : Londres (89%), Paris (87%), Berlin (87%), New York (84%), San Francisco (78%) et enfin Tokyo (78%). À vous de régler vos paramètres LinkedIn en fonction !
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