Le verdict est tombé. Le premier procès concernant l’Autopilot de Tesla a été jugé par un jury aux États-Unis. Il se tenait du 14 juillet au 1er août 2025 et les enjeux sont énormes pour l’entreprise d’Elon Musk. Ainsi, après plusieurs jours, le constructeur automobile est tenu partiellement responsable d’un accident mortel impliquant son dispositif d’aide à la conduite.
L’issue de ce procès est lourde de conséquences pour Tesla. Dans un premier temps, l’entreprise écope d’une sévère amende. Ce qui n’est jamais le bienvenu. Mais, surtout, le verdict devrait fixer un précédent juridique loin d’être anodin pour Tesla.
Tesla, tenue responsable de la mort d’une automobiliste
Alors que Tesla traverse une période difficile avec une chute drastique de ses ventes, le ciel continue de s’assombrir. Le 25 avril 2019, en Floride, George McGee est au volant de sa Tesla Model S quand il percute le SUV de Naibel Benavides Leon et Dillon Augulo. La jeune femme âgée de 22 ans meurt sur le coup, son corps ayant été propulsé à une vingtaine de mètres de son véhicule. Son petit ami, lui, a survécu bien qu’il ait été grièvement blessé.
Au téléphone, le conducteur de la Tesla tente de récupérer son smartphone qui est tombé. Il fait une confiance aveugle au dispositif d’aide à la conduite de sa voiture, l’Autopilot. Lorsqu’il se penche pour récupérer son appareil, il ne remarque pas qu’il approche d’un carrefour et rentre de plein fouet (à 110 km/h) dans la voiture de Naibel et Dillon stationnée en bord de route.
En 2021, une plainte est déposée contre Tesla, mettant en avant une “défaillance technologique” de l’entreprise. Aujourd’hui, le constructeur automobile est reconnu partiellement responsable de la mort de Naibel Benavides Leon. Le jury populaire s’est mis d’accord pour que les plaignants reçoivent une indemnisation de 328 millions de dollars (282 millions d’euros), dont 242 millions de dollars (209 millions d’euros) à la charge de Tesla. L’Autopilot aurait dû, au moins, alerter le conducteur.
De son côté, Tesla et Elon Musk contestent fermement le verdict, le qualifiant d’erreur. L’homme d’affaires rappelle que le conducteur “a reconnu et accepté sa responsabilité” dans l’accident. Effectivement, George McGee roulait à une vitesse excessive, bien au-delà des limitations, et a laissé son pied sur l’accélérateur, ce qui a automatiquement désactivé Autopilot. Selon Elon Musk, le procès comprend de multiples erreurs et irrégularités et le constructeur compte bien faire appel.
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